Hochelaga imaginaire: expérience/mémoire, collectif

Errer dans les ruelles, se laisser happer par la poésie des lieux, le chant des oiseaux, les enfants à vélo… les graffitis anticondos ? Dans ce carnet où se mêlent comptes rendus déambulatoires, souvenirs amers de relations perdues et observations attendries, 14 auteurs relatent le Hochelaga qu’ils connaissent.

Cinquante-cinq pages de fragments de mémoire d’un quartier arpenté entre 2014 et 2016. La rue Ontario, ses junkies, ses bars à karaoké et ses vidanges éventrées sont source de beauté cachée dans ce recueil alliant textes et photos. Si les oeuvres sont inégales, toutes font vivre ou revivre le quotidien d’un quartier ouvrier qui se laisse apprivoiser avec un certain temps.

Comme champ de recherche et création, la « géopoétique » établit un lien fondamental entre la création et l’environnement dans lequel l’artiste évolue. Si les textes de certains des auteurs sélectionnés tombent dans une mielleuse naïveté (Dentellières, de Camille Brunet-Villeneuve, ou encore Bestiaire, de Denise Brassard), ils parviennent tous à faire saisir le port créateur d’un contexte comme Hochelag’. Il faut voir au-delà du visuel, qui manque un peu de professionnalisme.

Hochelaga imaginaire Expérience/mémoire

★★★

La Traversée. Atelier québécois de géopoétique, Collectif d’auteurs, Montréal, 2017, 55 pages