Passons au salon

Les salons du Mois de la poésie se déroulent dans une atmosphère festive où les artistes sont reçus comme des membres de la famille.
Photo: Daniel Roland Agence France-Presse Les salons du Mois de la poésie se déroulent dans une atmosphère festive où les artistes sont reçus comme des membres de la famille.

En mai de l’an dernier, le Mois de la poésie a bien failli disparaître, alors qu’on annonçait la mort du Bureau des affaires poétiques (BAP). Or, surprise, le BAP est revenu à la vie en octobre. Tandis qu’on mettait en place un conseil d’administration par intérim, on confiait à Jacques Blanchet, nouveau directeur général, le délicat mandat du dixième Mois de la poésie. « Je suis un “fixer”, on m’appelle quand on n’a plus rien à perdre et qu’on veut se sortir d’une situation insoutenable », lance-t-il fièrement.

Un rapide coup d’oeil à la programmation suffit pour comprendre que l’offre est plus modeste que les années passées. Plutôt qu’une soixantaine de spectacles comme l’an dernier, le 10e Mois de la poésie n’en propose qu’une vingtaine. En renaissant à l’automne, le BAP a perdu de gros joueurs : les écoles et les bibliothèques. Du coup, c’est l’intimité des salons qui s’est imposée.

« C’est une intimité à la fois forcée et choisie. On voulait changer le rapport et l’expérience avec la poésie, avec laquelle on entretient généralement un lien intime et individuel. Les hôtes, les poètes et les spectateurs adorent ça ! »avance M. Blanchet.

Loin du décorum des salons littéraires du XVIIIe siècle, les salons du Mois de la poésie se déroulent dans une atmosphère festive où les artistes sont reçus comme des membres de la famille. Alors qu’on planche déjà sur la 11e édition, Jacques Blanchet confirme que la formule des salons, où l’on parvient à attirer autant de spectateurs que dans de petites salles, sera de retour l’an prochain. Et ce, même si on reviendra à un programme plus classique incluant les écoles et les bibliothèques.

« On a créé un monstre avec les salons ! C’est devenu notre signature. Notre but, c’est que la poésie soit partout. On a plein d’idées pour l’an prochain. On veut plus de salons et on pense même créer des guerres de quartiers », promet Jacques Blanchet.

En avril, ce sera l’heure des bilans et des grandes décisions pour le C.A. du BAP. Si Jacques Blanchet ignore s’il sera de la partie l’an prochain, il ne cache pas son enthousiasme par rapport à l’avenir : « Je suis consultant et le Bureau est un client parmi tant d’autres, mais je voudrais bien continuer pour le défi. Une chose est sûre, on ne veut pas que ça ferme et on trouvera les moyens de continuer. »

1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 10 mars 2017 08 h 52

    Pas le mois des dermatologues !

    PEAUésie!

    Excellent mois! Vivent la poésie et son mois à l'année longue!