Ma branche préférée, Mireille Messier

Photo: Pierre Pratt / Éditions Scholastic

Une fillette bien enfouie sous ses couvertures se fait réveiller au petit matin par un bruit sec qui vient de l’extérieur. Elle court à sa fenêtre et voit que tout est recouvert de glace. « On dirait que mon quartier est enveloppé dans une lourde couverture de diamants. C’est joli. » Joli, jusqu’à ce qu’elle apprenne que le craquement entendu était celui de sa branche préférée, son « château », sa « base d’espion », qui s’est cassée sous le poids de la pluie gelée. Cet album, d’abord paru en anglais sous le titre The Branch, est une ode à l’inventivité et à l’amitié. L’énergie déployée par la petite fille pour redonner vie à sa branche dévoile l’essence même de l’enfance. Le texte regorge de finesses poétiques et est accompagné des illustrations toujours très franches, colorées et chaudes de Pierre Pratt, qui viennent appuyer la vivacité du personnage central. Il faut aussi souligner la présence lumineuse, réconfortante et essentielle de M. Félix, le voisin bricoleur, dans le projet de l’héroïne. Il participe grandement à la beauté de cet album qui gagne à être lu et relu.

Ma branche préférée

★★★★

Mireille Messier, Scholastic, Toronto, 2017, 32 pages

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