La bien-aimée de Kandahar, Felicia Mihai

Photo: Linda Leith éditions

En avril 2007, un sergent canadien en mission en Afghanistan avait écrit au magazine Macleans pour le remercier d’avoir publié en page couverture la photo d’une jolie jeune fille qui plaisait beaucoup aux soldats déployés à Kandahar. Macleans avait saisi l’occasion pour faire un article divertissant sur « la bien-aimée de Kandahar ». L’auteure montréalaise d’origine roumaine Felicia Mihai s’inspire de ce fait réel pour y inventer une suite sous forme de correspondance entre le militaire et la jeune fille, elle aussi d’origine roumaine. Le roman est constitué d’observations sympathiques de l’immigrante roumaine à Montréal sur sa vie, ses amours, l’histoire de la Nouvelle-France et enfin la guerre en Afghanistan. L’histoire avance par petites touches sur un ton agréablement détaché, comme si les aléas de la vie arrivaient par hasard, sans qu’on puisse y faire grand-chose. Ce septième roman de Felicia Mihai, d’abord publié en anglais en 2012, est un riche ajout à la littérature de cette « troisième solitude » que forment, selon l’auteure, les immigrants au Québec.

La bien-aimée de Kandahar

★★★ 1/2

Félicia Mihali, Linda Leith éditions, Montréal, 2016, 172 pages