Le rouge vif de la rhubarbe, Auður Ava Ólafsdóttir

Dans un petit village islandais au milieu des années 1970, Ágústína, quinze ans, doit se déplacer à l’aide de béquilles. Sa mère, une biologiste toujours partie en mission, l’a depuis longtemps confiée à sa grand-mère et se contente de lui envoyer des lettres depuis l’autre bout du monde. Chanteuse dans un groupe de rock local malgré le « défaut de fabrication d’origine » dont elle souffre, elle entend bien entreprendre toute seule au printemps l’ascension de la montagne qui domine le village. Délicate histoire initiatique, Le rouge vif de la rhubarbe, le tout premier roman enfin traduit d’Auður Ava Ólafsdóttir, qui s’est fait connaître avec Rosa Candida (Zulma, 2010), portait déjà la marque de l’Islandaise : une écriture sensible et organique trempée d’humour, des instantanés de botanique, les parfums de l’océan et le poids des longues journées d’été.

Le rouge vif de la rhubarbe

Auður Ava Ólafsdóttir, traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson, Zulma, Paris, 2016, 160 pages