Robert Lepage: défendre la démocratie en valorisant l’intelligence

Robert Lepage : « Il y a, depuis mardi, une atmosphère empoisonnée à New York. »
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Robert Lepage : « Il y a, depuis mardi, une atmosphère empoisonnée à New York. »

Il pensait se déplacer dans l’espace, mais il a plutôt été projeté dans le temps. En atterrissant à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau jeudi dernier, dans un vol provenant directement de New York où il parachève l’assemblage de l’oeuvre de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho L’amour de loin au Metropolitan Opera, le dramaturge Robert Lepage a senti ses nerfs se relâcher d’un coup. Et, la sensation, raconte-t-il, pour l’avoir déjà vécue ailleurs, l’a beaucoup troublé.

« Je ne pensais pas que cela allait m’arriver un jour en rentrant des États-Unis », dit l’homme de théâtre rencontré vendredi à Montréal en marge du lancement de la version illustrée du texte de sa pièce 887 chez Québec Amérique. « Cette sensation, je la vivais dans les années 80, lorsque je me promenais à Berlin entre l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest [c’était avant la chute du Mur de la honte en 1989], lorsque je quittais le stress et la terreur d’un côté pour retrouver l’air frais et vivifiant de la liberté de l’autre. » C’était dans les derniers jours de la guerre froide, de ses tensions, de ses replis, de ses discours de haine et d’intimidation. Mais depuis la semaine dernière, et l’entrée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les relents de cette histoire passée empestent désormais le présent.

« Il y a, depuis mardi, une atmosphère empoisonnée à New York, poursuit Robert Lepage, installé dans le calme et la zénitude du coin d’un feu de cheminée d’un hôtel de la métropole. Comme bien d’autres personnes, je suis angoissé par le résultat. Ce que l’on sent dans la ville, ce n’est pas de l’amertume, pas de la rage, mais surtout de la terreur. »

Le 8 novembre dernier, l’ignorance et la médiocrité ont voté, dit-il, jetant l’effroi sur une démocratie et forçant l’univers médiatique et politique en général, mais aussi le milieu des arts en particulier, à en assumer la responsabilité et à agir rapidement pour contrer la dérive. « Les Américains sont victimes de ce que leur télévision véhicule depuis 20 ou 30 ans, dit Robert Lepage. Celui qui a été élu, ce n’est pas seulement la vedette d’une téléréalité. C’est quelqu’un qui en véhicule aussi les valeurs. Vous vous rendez compte ? Pour la première fois, la première dame des États-Unis va être une ancienne playmate et le président, un homme qui valorise le manque d’éducation, qui incarne cette culture insignifiante que l’on valorise sur les ondes de MTV, de Fox News et de ces autres médias qui portent la voix de la droite. »

Unis contre la médiocrité

Désormais, le leader du monde libre, comme on nommait les États-Unis aux temps sombres des totalitarismes et des divisions idéologiques, exprime des valeurs contraires, selon lui. « En arrivant à la Maison-Blanche, Trump vient de dire aux Américains qu’il est possible de mentir, de mépriser, d’abuser, de stigmatiser, d’intimider et, malgré tout ça, de finir par devenir président. » Et cette nouvelle configuration du pouvoir mérite, dit-il, d’être condamnée et combattue.

« Pour défendre la démocratie, pour continuer à conserver nos libertés civiles, il faut éduquer les gens et surtout travailler pour rendre l’intelligence sexy », martèle Robert Lepage en précisant que, comme le designer d’objets Philippe Starck a réussi à faire pour un presse-agrumes, en le rendant séduisant, un designer d’idéologie doit désormais émerger et s’atteler à le faire pour le savoir, la perspective, la mémoire, la réflexion… « Il faut dire à nos jeunes que c’est cool d’avoir des idées, de la profondeur, de la densité, que c’est cool de douter, de se souvenir, de se poser des questions, d’accumuler, d’apprivoiser, de maîtriser de la connaissance…, poursuit-il. Il faut aussi que les artistes adoptent une position claire et ferme face à la médiocrité. Ils ne peuvent plus feindre la neutralité pour ne pas s’aliéner une part du public et doivent opposer à ce présent des oeuvres qui partout font l’éloge de l’intelligence. »

« Depuis quelques mois, je suis affligé par le peu de référence des chroniqueurs politiques américains », dit-il, dont très peu, selon lui, ont souligné la concordance entre le slogan de Trump (Make America Great Again) et celui d’Hitler qui dans son Mein Kampf, ouvrage référence des sombres desseins du Führer, appelait à redonner à l’Allemagne sa grandeur d’antan. « Les gens ne se souviennent plus, dit-il. La mémoire ne s’enseigne plus. On n’y réfère plus » et, au bout du compte, on fait se répéter l’histoire et on s’enlise.

Pour Robert Lepage, les États-Unis viennent de faire leur entrée dans cette nébuleuse de l’obscurantisme dans laquelle le Canada a passé 10 ans sous Stephen Harper, dit-il, avec toutefois des responsabilités mondiales que le Canada n’avait pas et qui donnent ce caractère encore plus inquiétant aux résultats du vote. Inquiétant, particulièrement, chez ceux qui, comme lui, ont vu, ont senti, ont perçu, et surtout se souviennent.

30 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 15 novembre 2016 04 h 02

    Où donc se loge...?

    Il suffit de s'endormir pour donner à la bête immonde l'occasion de revenir en surface. Elle qui nous habite tous et qui montre ainsi et lagré elle, ne se cacher que pour se faire un temps oubliée en reprenant des forces.
    Malheureusement, beaucoup de nous refusons que celles et ceux de nous qui luttent pour ne pas tomber dans le sommeil, racontent ouvertement ce qu'ils voient du clair retour des choses bassement humaines qui, hier, avant-hier et depuis l'apparition de la conscience de notre pouvoir d'anéantissement de ce qui nous dérange, de ceux qui nous dérangent, donnent à nourrir des sentiments de haine...
    Et c'est ainsi qu'à la première de nos faiblesses, elle se hisse de nos entrailles "non-bénites" pour revenir sous une forme qui sans cesse, se renouvelle en apparence alors que rien ne change de son fond.
    Où donc se loge l'espoir d'humanité, lorsqu'il quitte nos préoccupations intimes ?
    Oui, où va-t-il alors, pour ainsi tendre tant à disparaître de la vue et que malgré nous ou pas, nous en devenions aveugles complices de l'intolérance ?
    Nous Québécois, nous qui luttons depuis plus de deux siècles et de manière sans cesse plus isolée contre la détermination du Canada britannique de faire enfin définitivement s'évanouir notre volonté historique que le français soit et reste la langue déterminante au Québec, ne devrions-nous pas en poser plus que tout autre peuple la question ?
    Pour ma part, je ne l'ai jamais cru aussi fortement qu'aujourd'hui avec les événements étatsuniens actuels...
    Merci de m'avoir lu.

    Et Vive le Québec libre !

    • Louise Collette - Abonnée 15 novembre 2016 08 h 46

      Et revive le Québec libre !!

  • Gaston Bourdages - Abonné 15 novembre 2016 05 h 02

    Qui porte la responsabilité de l'arrivée de....

    ...cet homme au pouvoir ? Pourquoi la société américaine en est-elle arrivée à élire ce monsieur ? Je le qualifie de «monsieur» parce qu'il a lui aussi une dignité. Ce qu'il fait avec relève de sa responsabilité. En tant que président, cette responsabilité est énorme, gigantesque. Je préfère mes souliers. Qu'arrive-t-il lorsqu'un fort pourcentage d'une population n'en peut et n'en veux plus d'un «certain» pouvoir ? Ils en arrivent à élire un type de l'actuel président. Les conséquences ? À voir et surtout à vivre.
    Merci à monsieur Lepage pour cette pertinente invitation à rester vigilant et à l'écoute de notre intelligence dont celle de nos valeurs profondes.
    Gaston Bourdages.

  • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 15 novembre 2016 05 h 12

    Hitler vs Arabie saoudite

    Robert Lepage fait l'amalgame Trump/Hitler mais il oublie (volontairement?) de faire celui de Fondation Clinton/Arabie saoudite.

    Ce dernier amalgame m'inquiète beaucoup plus.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 15 novembre 2016 09 h 21

      Dans presque tous les pays du monde (y compris les États-Unis), le financement des partis politiques est de la corruption légalisée.

      Mme Clinton n’a jamais fait la promotion de l’idéologie saoudienne.

      Mais le discours antimusulman de Trump s’apparente à l’antisémitisme nazi.

      N’oublions jamais que lors de son arrivée au pouvoir, Hitler n’avait pas encore l’intention d’exterminer les Juifs. C’est seulement au cours de la guerre que les dirigeants nazis ont eu d’abord l’idée de tuer les handicapés mentaux et physiques à la charge de l’État, puis, quelque temps plus tard, les Juifs.

    • Clifford Blais - Inscrit 15 novembre 2016 09 h 30

      M. Lepage oublie volontairement ou involontairement qu'il n'y a pas seulement la beauté littéraire, visuelle ou artistique qui libère les gens de leurs malheurs, mais l'espoir de trouver un travail qui vous a été enlevé par la mondialisation a aussi sa beauté et ce n'est pas parce que cet espoir n'est pas aristocratique comme le Parti Démocrate de Mme Clinton, que le mouvement du peuple, par le peuple et pour le peuple américain qui a élu M. Trump n'en est pas porteur de plus d'espoir de justice pour ce peuple !

  • Pierre Bernier - Abonné 15 novembre 2016 07 h 25

    Le leçon de choses ?

    L’âme d’une société, fut-elle voisine et matériellement moderne, est complexe.

    Les choses se réduisent rarement au profil idéologique des individus qu’on s’y plait à côtoyer, même depuis longtemps.

  • Cyril Dionne - Abonné 15 novembre 2016 07 h 39

    Les élites qui s'accrochent au pouvoir

    "Le 8 novembre dernier, l’ignorance et la médiocrité ont voté"

    Ce petit monsieur Lepage fait parti de la sphère médiatique subventionnée par ceux qu'ils appellent ignorant et médiocre. On imagine qu'il mentionne aussi les 60 millions et plus d'Américains dans cette équation. Quelle condescendance. Les élitiques médiatiques ne se gênent pas pour atteindre le point Godwin et le dépassé pour décrire les supposément "déplorables". Leur championne, Hillary Clinton, sera bientôt inculpée. J'imagine que pour lui, la corruption au Québec, par l'establishment et les élites, est une bonne chose. De toute façon, plus personne ne les écoute lorsqu'ils dévient de leur sphère respective. Ils font partis du problème.

    Respirez pour le nez cher monsieur. La Terre a continué de tourner le 8 novembre et les marchés boursiers s'en portent beaucoup mieux.

    • Patrice Poirier - Abonné 15 novembre 2016 08 h 43

      Monsieur Dionne,
      On ne peut mesurer le succès d'un président par les cotes de la bourse. On doit le mesurer par la paix, l'évolution du peuple, la richesse collective (pas individuelle), la protection du plus faible, la vision à long terme. Ce sont toutes des valeurs qui sont loin, très loin du discours de Donald Trump. Concernant la condescendance, il y a un fait: les plus scolarisés ont voté pour Clinton et les moins pour Trump. Vous nous direz qu'on ne peut généraliser, mais je franchirai ce pas. Je crois qu'en général, les plus scolarisés sont moins ignorants, par les études réalisées. Si vous n'êtes pas d'accord avec cela, vous serez sans doute partisan de l'abandon scolaire et la fermeture des écoles doit être nécessaire à votre avis. Les études ne doivent pas uniquement servir à faire varier les cotes de la bourse, mais également la cote de la vie.

    • Louise Collette - Abonnée 15 novembre 2016 08 h 48

      Ce n'est pas parce que la Terre tourne que c'est toujours dans le bon sens....
      Et Monsieur Lepage est tout sauf petit.
      L'élection de Trump n'est pas vraiment réjouissante pour l'humanité dirais-je.
      J'ai moi-même pensé quelque fois a Hitler en le voyant et surtout, en entendant son discours, ça m'est venu tout seul, comme ça, je n'y peux rien.

    • Pierre Robineault - Abonné 15 novembre 2016 09 h 16

      Un autre jupon qui dépasse!
      Vous vous êtes très personnellement senti visé par les propos autrement intelligents de monsieur Lepage, peut-être? Quant à moi, vous venez de lui répondre de la même manière que le fait Trump à tous ses détracteurs.

    • Louise Melançon - Abonnée 15 novembre 2016 09 h 17

      Quelle insignifiance, monsieur!

    • Serge Morin - Inscrit 15 novembre 2016 09 h 19

      Rarement, M.Dionne je ne vous vu avoir tout faux comme aujourd'hui.
      Trump a libéré la bête.
      Vos amalgames sont odieux.
      Goodwin ou pas

    • André Côté - Abonné 15 novembre 2016 09 h 19

      Admettez, monsieur, que lorsque la pensée politique d'un leader se résume à une volée d'insultes et à la discrimination bien sentie envers une partie de la population qu'il prétend vouloir représenter, cela ne peut nous empêcher d'être songeur. Le reste en découle tout naturellement quand on a le souvenir de l'histoire du dernier siècle...

    • Charles Lebrun - Abonné 15 novembre 2016 09 h 33

      Très certainement que l'allusion à Hitler n'est pas la plus "originale", ce qui vous permet d'affirmer que Robert Lepage a atteint le point Goldwin... et pourtant! Le hasard fait qu'il m'a été mis en évidence, par la présentation des faits historiques qui ont raporte la mise en place de la Seconde guerre mondiale dans une série de reportages à Explora sur les "dictateurs" des années 1919 à 1939. Il n'y avait pas qu'Hitler. Il y avait, à cette époque un rejet des institutions, des valeurs, à une déréglementation des marchés boursiers (qui ont abouties à la Grande Crise de 1929), au nationalisme de repli sur soi, à la monté pas seulement d'Hitler mais aussi de Staline, de Mussolini et de Tojo du Japon. J'ai été étonné de voir de nombreuses similitdes dans les discours et les mouvements sociaux! Croyez-moi, les marchés boursiers sont loin d'être un indicateur infaillible de la "voie de la réussite sociale"! Je n'affirme pas que l'establishment actuel n'a aucune responsabilité dans les sérieuses dérives actuelles que connaîent nos sociétés, mais la réponse n'est certainement pas dans les solutions simplistes à la Trump, à la Chavez, à la Le Pen. Le véritable problème réside dans l'évasion et l'évitement fiscale de nos multinationales. Curieusement, Trump ne propose rien à cet effet. J'aimerais que vous me prouviez en quoi ce dernier participe au partage de la richesse. Désolé, mais moi aussi je vois beaucoup de similitudes entre le discours actuel et les manières de dire et de faire de Mussolini, de Staline (avec Poutine), de Tojo et d'Hitler! J'espère me tromper! Et comme dans l'entre deux guerres, la terre avait continuée de tourner!

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 15 novembre 2016 09 h 52

      Donc M.Dionne(le grand)la Bourseset est le reflet de l humanite et de l ame.....

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 15 novembre 2016 09 h 57

      Tous les paradis fiscaux qui permettent aux riches de cacher leur argent et de le soustraire à l’impôt constituent une subvention déguisée de l’État au grand capital.

      Les possédants ont besoin non seulement de pions qui diffusent leur idéologie nauséabonde mais également d’amuseurs publics subventionnés pour distraire le peuple et l’empêcher de réaliser la lente dépossession dont 99% des gens sont l’objet (dont les créateurs de contenu artistique comme M. Lepage).

    • Clifford Blais - Inscrit 15 novembre 2016 14 h 37

      M. Patrice Poirier, votre commentaire de 08h43 est abusif et bigot : '' Si vous n'êtes pas d'accord avec cela, vous serez sans doute partisan de l'abandon scolaire et la fermeture des écoles doit être nécessaire à votre avis. Les études ne doivent pas uniquement servir à faire varier les cotes de la bourse, mais également la cote de la vie.'' Vous occultez, M. Poirier qu'il y a des gens aux troubles d'apprentissage dans nos écoles qui ont beaucoup de difficultés innées à réussir dans nos types d'écoles qui favorise l'intelligence d'abord discursive et non analogique et la compétition individuelle. Comme mon père me l'a souvent répété, tout ne s'apprend pas juste à l'école. Il n'a jamais fait de secondaire V et il s'enrola dans la marinne canadienne à 16 ans. Ma mère a du quitter son cour d,infirmi`re à 19 ans car elle est devenu enceinte de mon frère ainé. L'héritage de nos parents fut de nous payer tous des études jusqu'au Collégial et d'endosser touts nos prêts étudiants. Nous avons tous complétés notre collégiale et deux d'entre nous avons un diplome universitaire et l'un d'entre-nous est médecin de famille et il ne s'est pas gêné pour aller travailler dans l'arrière pays du GHANA en 1978 durant la guerre civile comme étudiant en médecine et volontaire pour aider à l'hôpital missionnaire de Jirapa et il ne s'est pas gêné pour aller travailler en 2014 à Los Angels pour travailler comme médecin non immigrant dans une clinique à but non lucratif auprès de latinos illégaux, unilingues espagnol et sans diplome. Alors avant d'amalguer tout ceux qui n'ont pas réussit à avoir un diplome scolaire à des fénéants, vous devriez aller faire un stage auprès des gens que vous répugnez et on s'en reparlera...

    • Michèle Dorais - Abonnée 15 novembre 2016 16 h 36

      La démocratie passe aussi par le vote de cette classe moyenne mise en lambeaux aux État-Unis, comme Allemagne après le Traité de Versailles. C'est très exactement la même situation avec des causes diamétralement opposées: l'inflation des années 20 a ruiné les Allemands. Aujourd'hui c'est la déflation provoquée par l'austérité imposée par les ultra-libéraux qui ruine les classes moyennes.

      Nous sommes à l'heure des comptes. Les financiers ont brassé des chiffres sans se soucier du calcul élémentaire.

    • Cyril Dionne - Abonné 15 novembre 2016 17 h 47

      M. Poirier,

      La bourse a repris son cour après avoir essayé de faire peur aux gens à la suite de plusieurs journées de perte avant les élections. C'était parce que Wall Street, aux accents Goldman Sachs, ne voulaient pas de Donald Trump. Ils ont donné des milliards à la campagne d'Hillary Clinton. Vous pensez que les multinationales comme Apple et Microsoft voulaient Trump comme président ? Ils devront maintenant s'acquitter de taxes et d'impôts aux États-Unis s'ils veulent vendre leurs produits. Pour la paix, l'évolution du peuple et la richesse collective, les Américains n'en ont rien à cirer. Désolé, mais c'est un fait. Ils n'écoutent plus ces vedettes médiatiques qui sont déjà des millionnaires et font parties du problème.

      Ce sont les citadins des grandes villes qui ont voté pour Clinton. Savez-vous combien cela coûte pour vivre à New York ? Les autres, les laissés pour contre, ils ont opté pour une autre version et non pas celle du statu quo. Plusieurs auraient préféré quelqu'un d'autre que le Donald, mais il n'y en avait pas. J'avais prédit le résultat de cette élection il y a longtemps. Durant les primaires, du côté des démocrates, les gens des petites villes et des campagnes votaient pour Bernie Sanders. Même phénomène pour Trump chez les républicains. L'équation était simple à faire.

      Et pour ceux qui ont étudié de près la mouvance nazie et ses causes, ils ne peuvent être qu'estomaqués des comparaisons faites gratuitement envers Donald Trump. Trouvez-moi le "Mein Kampf" de Trump et alors on pourra discuter. Il est tout, sauf dogmatique. C'est le Traité de Versailles combiné avec le krach de 1929 qui avait porté le Parti national-socialiste des travailleurs allemands au pouvoir.

      Et SVP, arrêtez de regarder les États-Unis avec vos yeux de social-démocrates. Les Américains sont capitalistes. Pour les études, il faut être riche pour avoir une éducation de qualité aux États-Unis.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 novembre 2016 17 h 36

      Cher monsieur Morin, directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique, votre discours est dépassé. Même si je suis de centre-gauche, je garde mon sens critique et pragmatique dénué de tous biais idéologiques. Cette élite médiatique qui crache sur la plèbe me fait vomir. Le commentaire de notre subventionné sous-entend que tous ceux qui ne pensent pas comme lui, sont des idiots.

      Disons que notre artiste en herbe ne coupe des atomes en deux lorsqu'il critique ceux qui n'ont pas eu la même chance que lui. Dans le milieu artistique, vous pouvez dire n'importe quoi. Dans les sciences pures et appliquées, c'est toute une autre histoire.

    • Serge Morin - Inscrit 17 novembre 2016 09 h 38

      M.Dionne, vous vous trompez de personne - pas syndicaliste du tout-
      Pour le reste , vous trompez aussi , je viens d'un milieu rural modeste que je respecte et ce que votre discours sous -entend n'est vraiment pas mieux.