Relire le XIXe siècle québécois à travers ses discours épistolaires

On peut le dire : le XIXe siècle vu du Québec est un siècle mal aimé. On le dit vide, plutôt rustique et mal dégrossi. On le prétend sans grand intérêt, particulièrement d’un point de vue culturel et littéraire. Mais ce ne sont que de vils préjugés, estiment les universitaires Marie-Andrée Beaudet et Mylène Bédard. Dans un ouvrage collectif, elles en font la démonstration en donnant la parole à ce siècle par l’entremise des échanges épistolaires qu’il a fait émerger. On y retrouve la parole du patriote François-Maurice Lepailleur, la correspondance de l’auteure Félicité Angers — que ces lecteurs connaissaient sous le nom de Laure Conan —, les échanges entre le poète Charles Gill et son ami Louis-Joseph Doucet, entre autres. Autant de fragments d’un passé, à la richesse littéraire qui étonne, surtout quand « on prend la peine de s’y intéresser », estime Mme Beaudet.

Relire le XIXe siècle québécois à travers ses discours épistolaires

Sous la direction de Marie-Andrée Beaudet et Mylène Bédard