Le prix Giller pour Madeleine Thien

Madeleine Thien, auteure montréalaise
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Madeleine Thien, auteure montréalaise

Les prix littéraires se suivent et, au final, c’est encore Madeleine Thien qui gagne. Après avoir décroché un prix littéraire du Gouverneur général et s’être retrouvée dans la liste des finalistes du prestigieux Man Booker Prize, cet automne, l’auteure du roman à forte saveur politique Do Not Say We Have Nothing a remporté, lundi soir, le prestigieux prix Giller, qui, depuis 1994, valorise la « meilleure fiction canadienne ». La reconnaissance s’accompagne d’un chèque de 100 000 $.

« C’est un cadeau, je ne pensais pas gagner, a indiqué la romancière, après avoir reçu son prix. J’espère que cela va me donner plus de temps pour écrire, mais aussi pour m’engager davantage dans la communauté de différentes manières. »

Une autre Montréalaise, Mona Awad, était dans la course pour son premier roman, 13 Ways of Looking at a Fat Girl, tout comme Emma Donoghue pour The Wonder, Gary Barwin pour Yiddish for Pirates et Zoe Whittall pour The Best Kind of People.

Fresque historique et sociale dans la Chine de l’avant et l’après-place Tiananmen, Do Not Say We Have Nothing (traduction libre : Ne dites pas que nous n’avons rien) suit le destin de trois étudiants en musique au conservatoire de Shanghaï, des années 1960 à aujourd’hui. Attirés par les sonorités de l’Ouest, ils vont aussi poser un regard critique sur les révolutions culturelles, amorcées par Mao Zedong, et sur la façon dont elles ont érodé la vie des Chinois ordinaires.

Dévoilé lors d’une cérémonie tenue au Ritz-Carlton de Toronto, le prix Giller a été attribué à la romancière originaire de Vancouver après autopsie critique, par un jury, de 161 livres soumis par 69 maisons d’édition d’un océan à l’autre.

L’an dernier, ce prix est tombé entre les mains d’André Alexis pour Fiftheen Dogs.