Mille amitiés. Correspondance (1837-1914), par Georges Aubin et Renée Blanchet

Grâce à des chercheurs chevronnés, nous plongeons, à travers des lettres inédites, dans l’intimité de la famille du tribun Louis-Joseph Papineau et de son petit-fils Henri Bourassa, fondateur du Devoir. Nièces de Papineau, parentes de Bourassa, les correspondantes font ressortir ingénument ce qui, chez des membres peu connus de la célèbre famille d’hommes politiques, ressemble à des résultats de la répression coloniale du progressisme qui la caractérise. En 1912, Aurélie Papineau déplore : « Bientôt le Canada ne sera plus aux Canayens, mais américain, ce qui ne sera pas un bien, à mon avis. » La crainte de l’assimilation au continent anglophone perce ici. En 1869, l’autre épistolière s’apitoie sur le sort d’Azélie, qui a partagé un peu à Paris l’exil politique forcé de son père Papineau. Azélie, mère de Bourassa, meurt démente à 34 ans. La tragédie causée par l’échec de l’insurrection de 1837-1838 au Bas-Canada hante la vie quotidienne.

Mille amitiés

Texte établi avec introduction et notes par Georges Aubin et Renée Blanchet

Correspondance (1837-1914) Honorine Papineau et Aurélie Papineau

Point du jour L’Assomption, 2016, 306 pages