Voyages imaginaires, Alberto Manguel

« Mieux vaut voyager avec espoir qu’arriver à destination », a noté un jour Robert Louis Stevenson. C’est une manière de voyager pleine de promesses et sans se fatiguer que nous propose pour sa part l’essayiste Alberto Manguel, Canadien né en Argentine en 1948, avec Voyages imaginaires. Une anthologie de six récits de voyage, oeuvres originales et à la fois peu connues, où les auteurs n’ont même pas eu à quitter leur fauteuil. Du Nouveau Gulliver (1730) de l’abbé Pierre-François Guyot Desfontaines au Capillaria ou le pays des femmes (1921) du Hongrois Fryges Karinthy, l’auteur d’Une histoire de la lecture et de Lieux imaginaires (Actes Sud, 1998 et 1999) nous rappelle que ce vieux désir de voir plus loin que l’horizon reste peut-être encore la plus grande des libertés. Borges ne disait-il pas que la bibliothèque était un autre nom donné à l’Univers ?

Voyages imaginaires

Alberto Manguel, Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 2016, 1376 pages