Espaces blancs, Paul Auster

C’est un tout petit bijou, White Spaces, signé par Paul Auster la nuit de la Saint-Sylvestre 1978. Les éditions Unes ont traduit toute son oeuvre poétique et donnent en version bilingue cette prose, destinée à la danse. Sait-on que Paul Auster a commencé à écrire en traduisant les poètes Jacques Dupin et André du Bouchet, avant de devenir romancier ? « Une danse pour être lue à haute voix » le rappelle. Il y a la voix, le corps, la marche, l’espace vide, « voici une scène où règne l’imprévisible, où la conscience existe, mais pour elle-même, une conscience qui se forme en dehors de toute possibilité de parole ». Hasard. Présence. Visible « ça ». Le danseur erre, tel l’explorateur de l’Arctique Freuchen, dont Auster invoque le récit. Tant de choses simples dont nous ne savons rien. Sauf que la sensation de danser existe et que « ce sont des moments de grand bonheur ».

Espaces blancs

Paul Auster, traduit de l’anglais par Françoise de Laroque, Éditions Unes, Nice, 2016, 43 pages