Le retour de l’Iroquois, Louis Rémillard

Voilà un nouveau « portage » dans les grandes préoccupations du bédéiste Louis Rémillard qui, depuis le très sensible Voyage en zone d’exploitation (Les 400 coups) et le rustique Down on the Petawawa (Premières lignes), se questionne sur l’apport du territoire dans la construction de l’identité tout en posant un regard critique sur la sauvagerie des hommes qui s’est ainsi emparée du caractère sauvage d’un lieu. Avec ce troisième chapitre, l’auteur retrouve son chemin sur la route de son patrimoine, en partant sur les traces de l’Iroquois Tokhrahenehiaron qui, le 21 mai 1644, est parti de Trois-Rivières en canot, après un an de captivité chez les hommes de fer, pour tenter d’établir la paix entre son peuple et les Français. Une anecdote historique ? Un voyage surtout dans le rapport à l’autre et dans la part qui nous est désormais commune sur un territoire qui, croit Rémillard, dit beaucoup lorsque l’on prend la peine de l’écouter.

Le retour de l’Iroquois

Louis Rémillard, Éditions Trip, Chelsea, 2016, 126 pages

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