Carole David a la faveur des libraires

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Carole David

Le Prix des libraires du Québec pour la poésie a été remis lundi soir. C’est Carole David, pour son plus récent recueil, L’année de ma disparition (Herbes rouges), qui a eu les honneurs de cette deuxième édition. Étaient aussi en lice Vallée des cicatrices (Oie de Cravan), de Patrice Desbiens, Chasse aux licornes (L’Écrou), de Baron Marc-André Lévesque, et Je suis la fille du baobab brûlé (Mémoire d’encrier), de Rodney St-Éloi. Plus de cent libraires ont pris la responsabilité de voter pour leur recueil chouchou. « Ses poèmes sont écrits avec une certaine fatalité et une violence qui prend la forme du silence, d’un regard, d’une odeur, » en a dit la Caroline Le Gal, de la Librairie de Verdun. « Cette poésie incisive et pleine de couteaux parle du paysage habitable par une femme flouée, encombrée de la violence même de toute vie porteuse de mémoire », en avait dit à la sortie notre critique Hugues Corriveau. Une bourse de 2000 $ a été remise à la lauréate.