Google: les écrivains s’inquiètent

À l’aube de la révision de la loi sur le droit d’auteur, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois s’inquiète de la décision de la Cour suprême des États-Unis de ne pas entendre la cause opposant le syndicat américain des auteurs (la Author’s Guild) à Google. Cette décision autorise le maintien du jugement de la Cour d’appel, qui avait statué que les 20 millions d’oeuvres numérisées par Google relevaient du « fair-play ». La Cour estimait que la création d’une copie numérique des oeuvres assurait une fonction de recherche et relevait de l’usage transformatif. « Force est de constater que la question de la rémunération des auteurs n’est absolument pas entrée en ligne de compte et qu’à la suite de ce jugement, seule Google pourra tirer profit de la numérisation des oeuvres des créateurs », écrit l’UNEQ dans un communiqué. « En 2017, la Loi sur le droit d’auteur du Canada devra être revue, écrit la présidente de l’UNEQ, Danièle Simpson. Il faudra donc, entre autres, évaluer l’impact sur l’industrie du livre des exceptions pédagogiques qui lui ont été ajoutées en 2012, et vérifier si les objectifs de la Loi, qui a été conçue pour assurer la reconnaissance des créateurs, sont véritablement respectés ».