L’été diabolik, Thierry Smolderen et Alexandre Clerisse

C’est bien plus qu’un Été diabolik, c’est un été sublime, très chic, débordant de finesse et d’intelligence que nous livre ici le duo Smolderen et Clerisse dans ce récit fascinant qui rend hommage à l’esprit de Diabolik, ce personnage d’une série noire dessinée en 1962 par Angela et Luciana Giussani en Italie. Le coup de crayon, le graphisme, les courbes, les couleurs nous plongent facilement dans cette époque, mais surtout dans l’été 1967 d’Antoine, 15 ans, qui va basculer au terme d’une altercation entre son père et celui de son adversaire au tennis. L’intrigue, qui se joue entre mondanités, plage, touffeur et lourds secrets, est tenue sur un fil tendu et trouve dans le dessin du cocréateur de Ghost Money (Dargaud), ce compagnon de voyage idéal, cet ami estival qui finit par tisser un ensemble plutôt remarquable et franchement délectable.


L’été diabolik

Thierry Smolderen et Alexandre Clerisse, Dargaud, 2016, Bruxelles, 168 pages