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Voltaire ou le djihad. Le suicide de la culture occidentale, Jean-Paul Brighelli

Du Brighelli, ça ressemble à du Finkielkraut en plus rêche. Enseignant de littérature à Marseille et chroniqueur au magazine Le Point, l’essayiste est un défenseur acharné de l’école républicaine, c’est-à-dire traditionnelle, et un virulent contempteur des pédagogies nouvelles. Dans cet essai impétueux, il défend la thèse selon laquelle la culture occidentale ouvre la porte à tous les fanatismes en se détruisant de l’intérieur. Inspiré par l’héritage des Lumières et de Voltaire, Brighelli défend la laïcité, le grec et le latin ainsi que les bonnes vieilles méthodes pédagogiques et fustige sans ménagement la déconstruction, le communautarisme, les jeux vidéo, la dictature des nouvelles technologies de l’information et de la communication, la repentance historique, Jean-Jacques Rousseau et l’hédonisme libéral. « Le mépris de la culture […] ouvre aujourd’hui la voie à tous les jihads de substitution », écrit-il. C’est abrupt et sans nuances, mais tonique.


Voltaire ou le jihad. Le suicide de la culture occidentale

Jean-Paul Brighelli, L’Archipel, Paris, 2015, 208 pages

1 commentaire
  • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 5 mars 2016 13 h 17

    Brighlelli?

    Un auteur à découvrir, assurément.