Sur Fanon, sous la direction de Bernard Magnier

Brillant et virulent penseur de la décolonisation, le psychiatre Frantz Fanon, « né Martiniquais en 1925 et mort Algérien en 1961 », selon une formule souvent utilisée pour le présenter, est une grande figure de l’humanisme combattant. Ses oeuvres les plus célèbres, Peau noire, masques blancs (Seuil, 1952) et Les damnés de la terre (Maspero, 1961), ont fortement inspiré les diverses luttes nationales contre le colonialisme. Dans ce livre, une trentaine d’écrivains africains, antillais et français, dont le Québéco-Haïtien Rodney Saint-Éloi, rendent des hommages sentis à l’homme impitoyablement engagé, qui maîtrisait l’« électricité du verbe » (Chamoiseau) et qui voulait « que de l’expérience vécue des Noirs puisse naître le salut de tous ceux qui souffrent » (Sunjata). Bien écrits, marqués au sceau de l’intensité et de l’admiration, les textes réunis dans cet ouvrage viennent dire à bon droit l’importance de l’héritage militant et intellectuel légué par Fanon.

Sur Fanon

Sous la direction de Bernard Magnier, Mémoire d’encrier, Montréal, 2016, 144 pages

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