Je vis pas ma vie, je la rêve, Jacques Higelin (avec Valérie Lehoux)

Il ne fallait tout de même pas s’attendre à ce que Jacques Higelin, éternel adolescent né en banlieue de Paris en 1940, fasse les choses comme tout le monde à l’heure de la confession. Les fans seront indulgents pour le côté un peu brouillon et réfractaire de ces mémoires improvisés où la journaliste Valérie Lehoux (Télérama), qui lui tire les vers du nez, entraîne l’auteur-compositeur-interprète sur certains des lieux-clés de son enfance, de sa jeunesse et de sa carrière en zigzags. Je vis pas ma vie, je la rêve (titre puisé dans Parc Montsouris, l’une de ses plus belles chansons) nous fait rencontrer un Higelin plus intéressé par la vie que par l’art, évoque sa passion folle pour le jazz, son service militaire en Algérie et sa rencontre capitale avec Areski Belkacem (compagnon de Brigitte Fontaine). Une vie de rencontres, d’amour, d’amitié, de musique et de liberté.

Je vis pas ma vie, je la rêve

Jacques Higelin, avec Valérie Lehoux, Fayard, Paris, 2015, 416 pages