Whitehorse, Samuel Cantin

Photo: Pow Pow

Dans l’univers de Samuel Cantin, qui nous a donné, dans les dernières années, les très troublants Phobies des moments seuls et Vil et misérable (Pow Pow), lorsque ça commence par le diagnostic d’une jambe qui se met à rétrécir et d’une maladie qui fait rentrer la tête dans le buste d’un homme, c’est que tout va bien. Forcément. Premier chapitre d’une nouvelle aventure, Whitehorse permet au bédéiste, qui puise dans l’absurde pour raconter son présent, de continuer là où il avait laissé, en explorant cette fois le thème de la jalousie qui peut parfois s’installer dans un couple. C’est loufoque, désopilant, fin et cru en même temps. C’est chargé de ces scènes à la lisière du malaise et de l’inconfort que l’artiste maîtrise comme nul autre pour mieux se moquer, on croit, de l’angoisse existentielle qui peut parfois s’emparer d’une génération, en l’occurrence la sienne.

Whitehorse

Samuel Cantin, Pow Pow, Montréal, 2015, 212 pages