Décroissance. Sous la direction de Giacomo D’Alisa, Frederico Demaria, Giorgos Kallis.

Les écologistes et les économistes qui préconisent la limitation de la croissance matérielle comme unique solution au dépérissement de la planète brandissent des concepts nouveaux. Ils les définissent dans un lexique auquel ont collaboré 60 spécialistes à travers le monde. Lancée en 1972 par le penseur français André Gorz, l’idée de décroissance s’inspire des travaux de Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994), pionnier américain de l’économie écologique. Ses défenseurs trouveraient trop timides les réformes discutées à la conférence de Paris sur le changement climatique. « Néo-utopistes » déclarés, ils préfèrent traiter du jardinage urbain, des coopératives de biocarburants et d’une civilisation sans pétrole. Ils s’écrient : « Vive la décroissance conviviale ! Pour la sobriété individuelle et la dépense sociale ! » Contre le productivisme aussi bien des néolibéraux que des postmarxistes, ils propagent une exigeante sagesse.

Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère

Sous la direction de Giacomo D’Alisa, Frederico Demaria, Giorgos Kallis, Écosociété, Montréal, 2015, 376 pages