Pour son éditeur, Wallander est mort avec Mankell

L’éditeur du romancier suédois Henning Mankell décédé lundi a assuré mardi qu’il s’opposerait à l’utilisation des personnages qu’il a créés, dont le célèbre commissaire Kurt Wallander.

« Il est hors de question qu’il y ait d’autres livres avec Wallander », a assuré à l’AFP le Suédois Dan Israel, avec qui Mankell avait fondé en 2001 la maison d’édition Leopard.

Il s’opposera ainsi à toute résurrection des personnages inventés par Mankell sous la plume d’autres auteurs, prenant ainsi le contre-pied de ce qui s’est passé avec les héros de la série de polars Millénium, qu’un écrivain suédois vient de faire revivre plus de dix ans après la mort de leur créateur, Stieg Larsson.

M. Israel a assuré qu’il protégerait l’héritage littéraire de son collaborateur et ami, bien qu’il ignore encore les termes de son testament. « Rien ne pourra se passer sans mon assentiment », a-t-il déclaré.

Selon lui, le dernier texte sur lequel Mankell travaillait avant sa mort et qu’il avait évoqué dans la presse suédoise est resté à l’état de brouillon et n’est pas publiable.

Henning Mankell, qui vivait entre la Suède et le Mozambique, était l’un des auteurs phares de la littérature policière nordique.

« Sans lui, le roman policier nordique n’aurait pas eu autant d’écho à l’étranger […]. Mais il était beaucoup plus qu’un auteur de polars », a dit Dan Israel.

Outre ses 12 livres de la série Wallander, il avait écrit une trentaine d’ouvrages, dont une douzaine pour enfants. Son oeuvre s’est vendue à 40 millions d’exemplaires dans le monde.