Danse - À surveiller

- Pour la nostalgie

On ne peut passer sous silence le retour d'une pièce maîtresse du répertoire québécois, Joe, de feu Jean-Pierre Perreault, à la Place des Arts du 6 au 8 mai. Créée en 1984, à l'heure où la danse contemporaine québécoise explosait, cette chorégraphie existentielle pour 32 danseurs témoigne de la profonde solitude de l'individu au sein du groupe.

- Pour l'exotisme

Encore cette année, la série Danse Danse multiplie les productions étrangères. Os, une coproduction du tandem québécois Snell Thouin Project, peu connu ici, et de la Beijing Modern Dance Company, retient l'attention. Cette fresque chorégraphique et multimédia (voir notre page couverture de cahier), dans laquelle l'homme affronte les forces de la nature, sera présentée à la Place des Arts du 18 au 20 mars.

- Pour l'audace

En fait de création, les chorégraphes José Navas (Flak) et Ted Robinson (10 Gates Dancing) arrivent ex aequo. Le premier s'inspire d'un personnage de Federico García Lorca dans La Maison de Bernarda pour créer Adela mi amor, une pièce pour six femmes-interprètes présentée à l'Agora de la danse du 3 au 14 février. Le second réalise un joli fantasme, celui de danser en duo avec ses deux muses. L'ex-danseuse étoile de La La La Human Steps, Louise Lecavalier, qui fait un retour à la scène, et la soliste Margie Gillis se prêtent au jeu de Reclusive Conclusions And Other Duets à l'Agora de la danse du 27 avril au 1er mai.