Bande dessinée - H comme hydrogène

Léonard Van Der Bigg est big, cela va de soi. Mais il a aussi une bien bonne idée derrière sa tête de milliardaire philanthrope: organiser de l'Alaska à Shawinigan — PQ — une grande course d'objets roulants ou volants mus par une énergie neuve, prometteuse et surtout propre, l'hydrogène. Histoire de stimuler l'imagination et les talents des patenteux du monde entier.

À l'heure où la planète se réchauffe, l'idée a de quoi séduire, surtout Mario et Nadine, les héros de cette aventure qui tenteront de relever le défi avec plusieurs autres mécaniciens en herbe travaillant sur leur prototype aux quatre coins du globe. Sans se douter que les bonnes intentions peuvent parfois en cacher des mauvaises.

À la manière de Tintin, la rigueur du dessin en moins, l'intrigue, sortie tout droit de l'imaginaire de Réal Godbout (dessinateur et coscénariste de la série Michel Risque et Red Ketchup) et de Benoît Gauthier, directeur des expositions à la Cité de l'énergie de... Shawinigan, fait sourire avec son scénario et ses personnages prévisibles, tout comme avec son ton franchement didactique. Mais c'est loin d'être un handicap. La raison? Cette «course à l'hydrogène» n'est en fait rien d'autre que le «catalogue» de l'expo du même nom présentée actuellement à la Cité de l'énergie qui, en vignettes et en voyage autour du monde, vise à vulgariser l'état actuel des connaissances sur une énergie propre et en mouvement dans nos sociétés énergivores. Les amateurs de science devraient en raffoler. Les jeunes lecteurs de bédé aussi.