Un nouvel animal dans la grande forêt des livres jeunesse

Amélie Gaudreau Collaboration spéciale
Samuel Archibald inaugure la nouvelle collection du Quartanier, Porc-épic, avec le roman «Tommy l’enfant-loup».
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Samuel Archibald inaugure la nouvelle collection du Quartanier, Porc-épic, avec le roman «Tommy l’enfant-loup».

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

La forêt dense qu’est le monde de l’édition jeunesse québécois est immense et semble prendre un peu d’ampleur à chaque rentrée. En plus des maisons « majeures », maisonnettes et dépendances d’éditeurs « adultes », il faut compter sur tout un lot d’éditeurs numériques qui cherchent à faire leur place.

Pourtant, quand on scrute les programmes de nouveautés offertes cet automne, ce n’est pas du côté de ces recrues du livre numérique que l’on s’attarde, mais plutôt à la collection « jeunesse » naissante d’un éditeur qui offre habituellement des romans, essais et de la poésie pour adultes. Le Quartanier tente l’expérience du roman pour tous avec la collection Porc-épic, un « nouvel espace d’imagination et de création » pour les auteurs déjà édités par cette maison, dont plusieurs sont les parents de jeunes enfants, comme l’explique son directeur général et éditeur, Éric de Larochellière.

C’est à Samuel Archibald (Arvida) que revient l’honneur d’inaugurer cette collection avec Tommy l’enfant-loup, le premier roman d’une série de cinq, intitulée Les aventures de Bill Bilodeau, l'ami des animaux. Carle Coppens (Baldam l’improbable) publiera pour sa part Le deuxième étage de l’océan, un autre roman, dont l’histoire a la particularité d’être racontée en vers. Ces deux premiers titres de moins d’une centaine de pages, abondamment illustrés par la bédéiste Julie Rocheleau (La colère de Fantômas, Dargaud), ne visent pas de groupe d’âge particulier. Éric de Larochellière précise d’ailleurs que la maison se lance dans ce « nouveau terrain de jeu », qui se limitera à deux ou trois titres par année, « en dilettantes qui ne considèrent pas qu’il y a la littérature d’un bord et le jeunesse de l’autre. Ce sera du 7 à 77 ans et les libraires et les parents auront toute la latitude pour déterminer si le livre s’adresse à tel ou tel enfant ». Voilà donc une drôle de bête intrigante qui se montrera le bout des piquants le 10 novembre…

À surveiller

L’album qui fait voyager Metropolis (Comme des géants), un album de Benoit Tardif (Sportorama, Comme des géants), nous emmène dans 32 grandes villes d’un peu partout dans le monde (Istanbul, Djakarta, Johannesburg, Montréal et alouette !). Un « guide de voyage » qu’il devrait être bon de consulter à la maison. En novembre.

La nouvelle série pour ados Parmi la légion de séries de romans plus ou moins interminables qui font le bonheur des jeunes lectrices, notons Zazie (Hurtubise). Marie-Renée Lavoie (La petite et le vieux, XYZ) prête sa plume à l’aînée d’une famille de cinq enfants qui s’estime victime d’injustices à cause de sa situation familiale particulière. En septembre.

La mise en phylactères anniversaire Après cinq ans de succès public et une quinzaine de titres qui nous font découvrir les métropoles de la planète, voilà que les «dragons patates» imaginés par Karine Gottot et Maxim Cyr se paient un tour du monde dans Dragouilles complètement BD (Michel Quintin). En octobre.

Le casse-préjugés poétique Le titre à lui seul donne le goût de s’y aventurer : Les poèmes ne me font pas peur (Boréal jeunesse). Ce roman de Laurent Theillet (Minus circus, La Bagnole) ouvre une porte vers ce genre littéraire pas toujours facile d’approche aux adolescents grâce à une héroïne de leur âge qui en est complètement mordue. En octobre.

L’autre casse-préjugés poétique Après Haïti et Mingan, mon village (La Bagnole), l’illustrateur Rogé s’est posé dans Hochelaga-Maisonneuve pour dessiner le portrait d’enfants qui racontent leur coin de planète sous forme de poèmes dans Hochelaga, mon quartier (La Bagnole). En octobre.