Un feu dans la bibliothèque

Le festival international de la littérature propose un nouveau spectacle de Thomas Hellman, au Théâtre Outremont.
Photo: François Pesant Le Devoir Le festival international de la littérature propose un nouveau spectacle de Thomas Hellman, au Théâtre Outremont.

Il y a les livres qu’on a lus, ceux qu’on a commencés et ceux qu’on lira peut-être un jour. Il y a ceux, plus rares, qu’on relira. Il y a les bibliothèques où on les range et les dérange.

Cette année encore, le Festival international de la littérature fait la part belle aux livres et à la lecture, et souligne du même souffle le 10e anniversaire de la Grande Bibliothèque.

Dans son livre Penser, classer, Georges Perec a parlé des mille façons de ranger, ou de ne pas ranger sa bibliothèque. Par couleur, par date de parution ou d’acquisition, par ordre alphabétique, par grande période littéraire…

Ce texte et bien d’autres feront partie du spectacle Le paradis n’est-il pas une bibliothèque ?, de Catherine Vidal, qui mettra en scène Marc Béland, Renaud Lacelle-Bourdon, Marie-Ève Pelletier, Dominique Quesnel et Simon Lacroix.

Les bibliothèques, leur histoire et leur avenir seront aussi au coeur d’un café philosophique sur le thème « Devons-nous brûler nos livres ? », animé par Marie-Christine Trottier.

Thomas Hellman

Mais là ne s’arrêtent pas les surprises promises par le FIL. Suggérant un road trip à travers l’Amérique, le festival propose d’abord un nouveau spectacle de Thomas Hellman, au Théâtre Outremont, sur l’histoire américaine, de la conquête de l’Ouest à la crise des années 30. Aussi, à la salle Claude Léveillée de la Place des Arts, Lorraine Pintal met en scène Les femmes de Tennessee William, avec Louise Marleau et Jean Marchand.

Dérivant vers La Nouvelle-Orléans, Jennifer Tremblay sera accompagnée du pianiste Vincent Gagnon pour une lecture-spectacle de son roman Blues nègre dans une chambre rose. On traversera le continent du Grand Nord à Haïti en suivant La route du vent, un cabaret nomade de Laure Morali et de ses invités, mis en scène par Violaine Forest.

Loui Mauffette, un habitué du FIL, propose cette année un spectacle « presque solo » : Est-ce qu’on pourrait pleurer un tout petit peu ?. Prévoyons donc des mouchoirs.

Et, on le sait, Gainsbourg sera de la fête, lu par Jane Birkin, Michel Piccoli et Hervé Pierre, dans le cadre du spectacle d’un soir au Théâtre Maisonneuve, Gainsbourg, poète majeur.

Un choeur de 40 personnes

Chloé Sainte-Marie livrera une édition spéciale de son spectacle À la croisée des silences, où elle est accompagnée d’un choeur de 40 personnes, mais aussi des poètes Jean-Paul Daoust et Fernand Ouellette.

Sur le mode du concert-causerie, le FIL a invité l’essayiste Pierre Lepape, le musicologue Pierre Vachon et des chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal à discuter des liens entre la littérature et l’art lyrique.

À partir de midi, à la Maison des écrivains, durant cinq jours, l’actrice Pascale Montpetit lira des pages de La tournée d’automne de Jacques Poulin, où l’on parle d’amour, de mort et de vieillesse.

Et le soir, à 21 h 30, un spectacle poétique et musical sera animé par François Guérette au Quai des Brumes, conviant la collègue du Devoir Catherine Lalonde, José Acquelin, Maxime Catellier, Carole David, Roger Des Roches, Sonia Cotten, Monique Deland, Jean-Marc Desgent, Patrice Desbiens, Martine Audet, Kim Doré, Danny Plourde et Élise Turcotte.

Le tout se déroule du 24 septembre au 4 octobre. Toute l’info sur le site festival-fil.qc.ca

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