Un précis de cinéma confus

«The Artist», de Michel Hazanavicius
Photo: Alliance Films «The Artist», de Michel Hazanavicius

Histoire du cinéma : le titre est générique au possible. Pour autant, celui-ci suggère, commande même, un devoir d’exhaustivité, et ce, bien qu’il s’agisse d’un survol. Or, force est de constater les lacunes flagrantes d’un ouvrage qui a tôt fait de s’égarer dans son vaste sujet.

La Néo-Zélandaise Jane Campion dans la catégorie « Hollywood et les indépendants », bien qu’elle n’ait réalisé là-bas qu’un seul film (La leçon de piano et Portrait de femme sont des coproductions majoritairement européennes) ; l’Américain Spike Lee inclus dans le « New Hollywood » (qui débute vers 1969 et non vers 1975), alors qu’il est un successeur et non un contemporain des Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Brian De Palma et autres William Friedkin ; le Japonais Hayao Miyazaki, 74 ans et récemment retraité, mentionné parmi les « Nouveaux maîtres asiatiques », catégorie dans laquelle ne figure par ailleurs aucun des cinéastes clé du cinéma sud-coréen actuel (Kim Jee-woon, Park Chan-wook, Bong Joon-ho), un mouvement occulté au grand complet : ce ne sont là que quelques-unes des erreurs et incongruités couchées sur le papier glacé de ce précis résolument confus.

Certes, beaucoup d’information pertinente demeure, notamment les encadrés techniques et les résumés des différents genres, quoique là encore, les choix de mise en page laissent perplexe, avec lesdits genres ainsi que les courtes notules biographiques donnant l’impression d’avoir été disséminés au petit bonheur la chance. Très brouillon, tout cela.

Histoire du cinéma

National Geographic

Les nouveaux essentiels – National Geographic

Paris, 2015, 480 pages

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