L’UNEQ demande une action du ministre

«Les bibliothèques doivent être protégées contre les effets des compressions budgétaires compte tenu de l’importance de la lecture dans le projet éducatif», dit l’UNEQ.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Les bibliothèques doivent être protégées contre les effets des compressions budgétaires compte tenu de l’importance de la lecture dans le projet éducatif», dit l’UNEQ.

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) a demandé jeudi par voie de communiqué l’intervention du ministre de l’Éducation du Québec, François Blais, afin de s’assurer que les budgets d’acquisition de livres dans les écoles soient bien utilisés à cette fin.

Pour l’UNEQ, une reddition des comptes est nécessaire. L’organisme, qui regroupe plus de 1600 écrivains, demande au ministre de s’assurer que la situation actuelle ne se reproduise plus. « Les bibliothèques doivent être protégées contre les effets des compressions budgétaires compte tenu de l’importance de la lecture dans le projet éducatif », poursuit l’UNEQ.

« Déclarations malheureuses »

Pour la présidente de cette union, Danièle Simpson, « les déclarations malheureuses de l’ex-ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, en août dernier, qui minimisaient l’impact du gel des achats de livres dans les écoles, semblent donc avoir produit les résultats désastreux que nous avions craints, et ce, malgré les tentatives de l’ex-ministre de corriger le tir ».

Pour l’UNEQ, « quinze millions de dollars annuellement pour rendre le livre accessible dans toutes les écoles du Québec, c’est une portion infime du budget de près de 17 milliards de dollars consacrés à l’éducation mais une portion qui a des retombées incommensurables à long terme pour l’éducation, la culture et le secteur du livre ».