Toutes paroles unies

Une table ronde, le 21 mars, réunira Gabriel Nadeau-Dubois (sur la photo), Lise Payette, Lucie Pagé et Jean-François Poupart.
Photo: Annik MH De Carufel Archives Le Devoir Une table ronde, le 21 mars, réunira Gabriel Nadeau-Dubois (sur la photo), Lise Payette, Lucie Pagé et Jean-François Poupart.

La parole ? Le concept est vaste. Et c’est donc pour s’offrir toutes les possibilités que le Salon du livre de Trois-Rivières l’a choisi, afin de se déployer, pour sa nouvelle édition, sur le thème « Oser la parole ».

« On sentait déjà à l’automne, quand on a choisi ça, que les gens cette année avaient tout particulièrement des choses à dire, explique en entrevue téléphonique la directrice générale, Julie Brosseau. C’est pour nous aussi une manière de mettre en lumière des genres littéraires peut-être moins mis en avant habituellement dans les salons, où le roman prend beaucoup de place : les essais, les biographies. »

Toutes paroles unies, donc, « pas seulement les discours engagés ou la dénonciation », mais aussi le témoignage, l’oralité — « on va avoir une table ronde sur le conte et le théâtre » (samedi, 12 h 15) —, les mots qui libèrent.

« Une activité dont je suis extrêmement fière, poursuit la directrice, c’est la table ronde du samedi, qui va réunir Lise Payette, Gabriel Nadeau-Dubois, Lucie Pagé et Jean-François Poupart », animée par Jean Fugère (16 h 30). La rencontre croisée où Gabriel Nadeau-Dubois sera face à Jacques Godbout, présentée dimanche dans le cadre de la Journée de la francophonie, suscite aussi la curiosité de Brosseau.

La programmation hors les murs continue de se déployer. « Année après année, on aimerait bien tasser les murs, mais le Centre des congrès ne le veut pas… », explique en rigolant la directrice. « Sortir, c’est alors notre façon de bonifier la programmation. » Et d’essaimer.

Comme lors de la conférence que Jean-Luc Mongrain donnera, en collaboration avec le Département des communications, pour les étudiants de l’université.

« Il y a 27 ans, les fondateurs ont créé le Salon du livre de Trois-Rivières, mais maintenant on travaille fort à briser l’image d’un événement purement trifluvien. On veut que ça s’adresse et que ça englobe toute la région, que les gens perçoivent qu’on est ouverts. » D’où, aussi, les rencontres et activités dans les résidences pour aînés, les bibliothèques, les écoles. « On prend soin de choisir les écoles qui ne viennent pas au Salon, pour toucher le public le plus large possible », précise Julie Brosseau.

Pour les jeunes qui se déplacent et pour les familles, le Petit Salon du livre et l’Espace jeunesse Marmen demeurent le point de ralliement et le lieu des animations qui les visent.

Cette année, le poète Jean-Paul Daoust est président d’honneur. Simon Boulerice, Jean-Luc Mongrain, Dominique Demers et Gabriel Nadeau-Dubois complètent la tablée des invités d’honneur.

Plus de 430 auteurs avaient confirmé leur présence au moment de l’entrevue, et près de 250 maisons d’édition participeront.

Une nouveauté pas banale : une nouvelle résidence d’écrivain s’ouvre au coeur même du Salon. Le poète, essayiste et performeur Sébastien Dulude en est le premier invité, et devra écrire chaque jour un texte inédit qui sera lu sur place et publié sur le site du Salon.


Au Centre des congrès de l’hôtel Delta à Trois-Rivières, du jeudi 26 mars au dimanche 29 mars.