Les 50 ans de la Place des Arts, Collectif

Symbole de la modernité et du caractère international de Montréal pour l’ancien maire Jean Drapeau, la Place des Arts fêtait son 50e anniversaire l’automne dernier. L’UQAM avait alors présenté un colloque sur son rôle dans la métropole, et ce livre regroupe les interventions d’une quinzaine de chercheurs et de gestionnaires du milieu culturel. Lire l’histoire de la PdA, c’est aussi comprendre « comment une ville exprime la culture ». Le maire Drapeau voulait en faire un lieu symbolique, avec cette grande salle qui faisait le lien entre l’est et l’ouest de la ville, sur les ruines fumantes du Red Light. Perçue lors de son ouverture comme étant la bourgeoise « place des Autres » par une certaine gauche, la PdA devient rapidement un lieu d’affirmation et de consécration pour la culture québécoise portée par le sentiment identitaire. Elle se mettra à produire elle-même des spectacles, ancrant encore plus sa présence dans le tissu culturel de la ville. Son histoire est également celle d’une constante expansion : avec la création de salles supplémentaires, l’arrivée du Musée d’art contemporain en 1992 et de la Maison symphonique dans les années 2000, la Place des Arts est maintenant le centre d’un nouveau Quartier des spectacles en pleine ébullition. Cinquante ans plus tard, elle demeure le plus grand complexe culturel du Canada et, pour les auteurs de ce livre, le véritable coeur de Montréal.

50 ans de la Place des Arts

Sous la direction de Louise Poissant Presses de l’Université du Québec Québec, 2015, 230 pages