La beauté du geste, Philippe Delerm

Philippe Delerm lui-même le dit : s’il écrit, c’est parce qu’il n’a pas pu faire carrière dans le sport professionnel. Il a donc recours aux mots pour décrire et aux images pour illustrer sa passion, qu’il transmet avec émotion, avec tendresse, avec nostalgie. D’Emil Zatopek à Peggy Fleming, de Muhammad Ali à de parfaits inconnus, le mouvement athlétique est croqué et l’auteur laisse aller son imagination sur ce qui fut et ce qui aurait pu être en un hommage à la quête immémoriale du genre humain, courir ou nager plus vite, lancer plus loin, sauter plus haut, faire une passe plus précise. « Le sport a ses ombres, mais il s’agit ici de toute la lumière qu’il m’a donnée », explique-t-il, et on le suit avec bonheur dans ces moments de brillance où le sport trouve tout son sens et devant lesquels on est forcé à l’admiration. Il ne serait pas déplacé d’en redemander…

La beauté du geste

Philippe Delerm, Seuil, Paris, 2014, 150 pages