Lettres d’amour à mademoiselle de Lavaltrie (1809-1822), René Joyer

Dès le XVIIIe siècle, les rapports ici entre Canadiens et Français sont difficiles, bien que ceux-ci parlent la même langue. En 1797, un prêtre canadien lettré reproche à un confrère français de, même si ce réfugié, René Joyer, a fui la France à cause de la Révolution. Les lettres d’amour inédites de Joyer à Louise de Lavaltrie, soeur d’un seigneur canadien, montrent que le prêtre français, tout contre-révolutionnaire qu’il soit, s’inspire du préromantisme des Lumières, celui de Rousseau, pour exprimer un amour resté platonique. À celle qu’il appelle sa « très chère soeur » , il écrit : Il lui donne rendez-vous dans l’au-delà où disparaîtront, croirait-il, interdits d’ici-bas et malentendus entre l’Europe et l’Amérique.

Lettres d’amour à Mademoiselle de Lavaltrie 1809-1822

René Joyer, Point du jour, L’Assomption, 2014, 240 pages