La ferme, Tom Rob Smith

C’est avec une série de trois romans sur la Russie stalinienne que Smith s’est fait connaître. Dans Enfant 44 (Pocket) en particulier, il parvenait, dans une intrigue policière échevelée, à faire sentir le climat de paranoïa et d’instabilité intérieure sur lequel s’est appuyée tout au long la dictature. Ici, il y a quelque chose de semblable, même si le contexte est complètement différent. On est en Angleterre, et il s’agit plutôt d’un sentiment étrange à l’écoute du récit de la mère de Daniel, nouvellement retraitée en Suède ; elle aussi parle de conspiration, mais on saisira en frissonnant qu’il est plutôt question de maladie mentale. La chose est d’autant plus prenante que Tom Rob Smith raconte ici l’histoire de sa mère, aujourd’hui guérie.

La ferme

Tom Rob Smith, traduit de l’anglais par Elisabeth Peellaert, Belfond, Paris, 2014, 331 pages