Le teckel, Hervé Bourhis

Comédie caustique prenant place du côté obscur des compagnies pharmaceutiques, du marketing sale et de la vente sous influence dans les cabinets de médecins, Le teckel est un petit bijou d’efficacité narrative qui vient de faire son apparition dans le monde de la bédé. Hervé Bourhis, qui en 2008 signait le très amusant Enterrement de vie de jeune fille (Dupuis), pilote cette aventure sur les routes de France où un certain Guy Farkas, vieux de la vieille dans le domaine de la pilule, va, en traînant avec lui un petit jeune de la relève, chercher à refourguer un peu partout son Marshall 2. La version 1 du médicament est à l’origine de centaines de décès. Il doit tout faire pour occulter ce fait, nourrissant au passage un récit grinçant, cynique, drôle et mordant dans lequel un duo décalé, en puisant de manière classique dans les extrêmes et les antagonismes, va finir par devenir attachant.

Le teckel

Hervé Bourhis, Casterman, Bruxelles, 2014, 86 pages