Dominique Bona, huitième femme reçue à l’Académie française

Paris — La romancière et biographe Dominique Bona, huitième femme de l’histoire à entrer à l’Académie française, a été reçue solennellement jeudi sous la Coupole, rejoignant les cinq autres femmes à siéger.

« Madame, quel bonheur de prononcer ce mot pour accueillir un nouveau membre sous la Coupole ! », s’est félicité l’écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, chargé de brosser le portait de la nouvelle académicienne, élue le 18 avril 2013.

Dominique Bona est la fille de l’écrivain et journaliste Arthur Conte. Née le 29 juillet 1953 à Perpignan, dans le sud-ouest de la France, dans une famille catalane, une origine à laquelle elle reste très attachée, cette agrégée de lettres modernes a été récompensée par de nombreux prix littéraires.

« C’est vraiment une grande satisfaction pour nous de voir une nouvelle femme rejoindre notre Compagnie. Cette satisfaction est redoublée car non seulement vous êtes une femme, mais toute votre oeuvre est dédiée aux femmes, à leur talent, à leurs luttes, à leurs créations », a poursuivi l’académicien Jean-Christophe Rufin.

Marguerite Yourcenar, disparue en 1987, a été la première femme élue à l’Académie française le 6 mai 1980, suivie en 1988 par l’helléniste Jacqueline de Romilly, décédée en 2010.

Avec l’arrivée de Dominique Bona, six femmes y siègent désormais : Hélène Carrère d’Encausse, élue en 1990 et secrétaire perpétuel de l’Académie, Florence Delay, élue en 2000, Assia Djebar en 2005, Simone Veil en 2008 et Danièle Sallenave en 2011.

L’Académie, fondée en 1635 par Richelieu, ayant pour mission la défense de la langue française et la composition d’un dictionnaire de référence, compte 40 membres.

2 commentaires
  • gaston bergeron - Abonné 24 octobre 2014 11 h 13

    ...car non seulement vous êtes une femme...

    Pour Dany Laferrière, par exemple, aurait-on pu entendre dans ce flatteur accueil: « ...car non seulement vous êtes un homme...?

  • Gilles Théberge - Abonné 24 octobre 2014 16 h 24

    Quelle belle mission

    Oui, fondée par Richelieu et «ayant pour mission la défense de la langue française». Méchant défi! D'autant que selon toutes les apparences, même le gouvernement français se fout comme de son premier biberon de son héritage culturel le plus important, la langue de la République!

    Quant aux francophones du monde, dont nous, ils devraient venir siéger ici quelque temps pour prendre un bain de réalité. Peut-être qu'après ils auraient envie de se lever de leur fauteuil et prendre la parole pour autre chose que des civilités...