Des hippos et des hommes

En 1910 aux États-Unis, quelques hommes d’affaires, visionnaires ou risque-tout, ont cru avoir l’idée du siècle : implanter dans les bayous de la Louisiane des troupeaux d’hippopotames en vue d’en faire l’élevage et d’en commercialiser la viande.

Une pénurie de viande frappait à cette époque les États-Unis et le prix du boeuf avait explosé, conséquence directe de la surexploitation des terres d’élevage.

« Cet animal, terrifiant comme un rouleau compresseur, est l’incarnation du salut », écrivait un journaliste particulièrement enthousiaste. Antilopes, girafes et éléphants étaient aussi dans la mire de ces importateurs singuliers… Mais ce projet, aussi grotesque que raisonnable, ne verra jamais le jour.
  

L’un de ses plus fervents instigateurs était Frederick Russell Burnham, personnage fascinant, plus grand que nature (coursier à cheval, éclaireur dans l’armée, mercenaire en Afrique, chercheur d’or, etc.), auquel redonne vie Jon Mooallem, journaliste au New York Times Magazine, dans L’hippopotame d’Amérique.
 

Traduit et publié par la maison d’édition numérique Inouï, qui se spécialise dans les courtes histoires « incroyables mais vraies », L’hippopotame d’Amérique ressuscite habilement l’existence de quelques aventuriers insatiables et rêveurs.

L’hippopotame d’Amérique

Jon Mooallem Traduit de l’anglais par Hervé Juste et Marc-André Sabourin Inouï Montréal, 2014, en version numérique seullement