Planches pour la bédé québécoise

Maquette de la première couverture de Planches
Photo: Source Planches Maquette de la première couverture de Planches

Une nouvelle revue sur la bande dessinée au Québec ? Oui. Et avec une ligne claire. Forcément.

 

En lançant Planches, un duo de jeunes amateurs de bande dessinée souhaite mettre au monde, dans les prochaines semaines, un trimestriel pour stimuler la création d’histoires en case au Québec, mais également pour porter un regard critique et analytique sur un monde de la bulle en pleine effervescence. Plusieurs figures ascendantes de la bédé d’ici vont être de l’aventure, dont Zviane, Luc Bossé, Michel Hellman, Iris et Francis Desharnais. Pour ne citer qu’eux.

 

Dans la foulée des Titanic, de L’Illustré, L’Écran ou encore Croc, qui ont fait les beaux jours de la bédé québécoise, avant de disparaître dans les années 1970 et 1980, Planches cherche à devenir un nouvel espace éditorial dédié au 9e art façonné au Québec dans la décennie 2010. « Nous y voulons de courts récits, des prépublications, des chroniques thématiques dans des styles variés, résume à l’autre bout du courriel Sandra Vilder, directrice et rédactrice en chef de Planches. Il y aura aussi un dossier sur les dessous de la création, afin de lever le voile sur la conception d’une oeuvre qui vient de paraître. »

 

Le projet est piloté par Mme Vilder, avec la complicité d’Émilie Dagenais, qui, en choeur, après avoir décroché un diplôme dans « l’abstraction desétudes est-asiatiques », avouent-elles, veulent désormais se frotter à quelque chose d’un peu plus concret et surtout proche de leurs intérêts : la bande dessinée. « Nous en sommes de grandes consommatrices », dit la rédactrice en chef pour justifier ce projet de revue qui, à partir du 21 août, va d’abord se jouer par une campagne de sociofinancement dans le site IndieGogo. « Cette campagne vise à soutenir notre première année de production », ajoute-t-elle.

 

En phase avec son présent, Planches souhaite avoir une existence autant sur du papier, en 72 pages couleur, que dans une version dématérialisée en ligne. Un numéro zéro, format numérique, a été discrètement présenté cet été, et ce, comme préliminaire au lancement du premier numéro, prévu en octobre prochain.

 

« Nous avons constaté un grand manque en matière de revue dans ce milieu, dit Mme Vilder, mais également une belle occasion pour deux filles sorties de nulle part de prendre notre place dans un univers qui nous correspond. »

 

Les premiers numéros vont proposer des rencontres avec des artistes comme Cathon et Iris, Alexandre Fontaine, François Samson-Dunlop, Obom ou encore Sophie Bédard, qui bossent avec différentes maisons d’édition et font doucement leurs marques dans un monde qui attire de plus en plus de lecteurs au Québec.