Un festival coloré par le pouvoir des mots

La présidente-directrice générale du festival Metropolis bleu, William St-Hilaire
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir La présidente-directrice générale du festival Metropolis bleu, William St-Hilaire

Littéraire, le festival polyglotte Metropolis bleu ? Oui, mais pas seulement. Car son volet social — programmes éducatifs, Festival des enfants, activités d’écriture thérapeutiques, par exemple — semble prendre de plus en plus d’ampleur. Pour la présidente-directrice générale William St-Hilaire, le thème de cette 16e édition, « Le pouvoir des mots », dit à la fois la passion de la lecture, de l’écriture, et leur capacité à briser l’isolement.

 

Mais pour le grand public, c’est la réunion d’auteurs de partout dans le monde qui continue de caractériser le Metropolis bleu, comme ces rencontres qui ne s’arrêtent pas aux barrières des langues — présence notable de l’italien cette année, de l’espagnol, et bien sûr du français et de l’anglais.

 

233 événements, passant de l’entretien avec un auteur par des lectures, un volet « spectacles » auquel participent entre autres Marcel Pomerlo, Jean Marchand et Simon Boulerice, des ateliers d’écriture, des discussions sur la traduction ou sur l’importance de la ville qu’habite un auteur dans son imaginaire, comptant aussi un hommage à la nobélisée Alice Munro, qui, malade, en sera malheureusement absente, il est impossible ici de résumer le menu.

 

Notons toutefois la table ronde La littérature québécoise est-elle exportable ? sur le rayonnement actuel des livres d’ici ; l’étonnant mélange boxe et littérature, avec le boxeur Jocelyn Lagarrigue, qu’on attend dubitativement, intrigué toutefois vraiment par les textes de Joyce Carol Oates et Norman Mailer, qui se retrouveront sur le ring ; la présence de la Française Chantal Thomas, Femina 2002 pour Les adieux à la reine (Seuil) ; la présentation des voix littéraires argentines du début du XXIe siècle ; une discussion en anglais sur la résurection des zombies et vampires dans les nouveautés. Entre autres.

 

Du côté du Festival des enfants, format forcément réduit, on attendra la lecture du récent livre jeunesse de Dany Laferrière Le baiser mauve de Vava (Bagnole). « Combien d’académiciens ont signé des livres jeunesse ? », demandait, sourire en coin, la porte-parole et auteure jeunesse Marie-Louise Gay… Jennifer Tremblay, fondatrice des éditions la Bagnole, expliquera comment les livres sont fabriqués. François Gravel, Isabelle Arsenault, Michel Noël, Philippe Béha, Geneviève Côté en sont également ; comme la danse des Contes pour enfants pas sages de PPS Danse.

 

Et ceux qui sont touchés par l’implication sociale pourront assister aux lancements des livres produits lors des activités en école, ou de celui pondu par des femmes anglophones « précarisées ».

Toute la programmation, qui se déploiera du 28 avril au 4 mai, se retrouve sur

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