Les chants de la fureur, Léo Ferré

Sans doute faut-il être un peu fou de Léo Ferré au départ pour s’intéresser à cette grosse brique qui ressemble à une ébauche de monument. Des fous de Ferré, même vingt ans après la mort du chanteur, il n’en manque pas. Pour ceux-là, et j’en suis, voici du bonheur : une solide anthologie qui propose à la fois du connu et du moins connu, voire de l’inédit. Des textes de chansons d’abord, celles d’avant et d’après 1968 ; des écrits biographiques, dont le beau roman Benoît Misère ; de la correspondance, lettres expédiées ou non. Cette brique intitulée Les chants de la fureur rassemble aussi des préfaces et autres introductions à des livres souvent peu connus. Ce travail d’anthologiste exceptionnel a été mené de main de maître par Mathieu Ferré qui, dans sa préface, se qualifie de paysan bien qu’il soit surtout, depuis des années, sous l’étendard de La Mémoire de la mer, un vrai gardien de la culture de son père.

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