cache information close 

À table chez les Goncourt

À l’arrivée de l’automne, attendez-vous l’annonce du Goncourt avec fébrilité ? Moi pas. Il n’empêche que je n’ai pas détesté musarder dans le survol que nous propose Pierre Assouline de cette institution. Lui-même membre de l’académie du même nom, il raconte fort succinctement, et année par année, les 110 ans du prix en question.

 

On y apprend ou y vérifie des informations. Potinages mondains, « on-dit » en tous genres, petites et grandes méchancetés, rien d’essentiel, mais une confirmation de l’inanité de la vie littéraire. Est-ce une raison pour partir en guerre contre un phénomène qui parvient à faire parler du livre un jour par année ? Probablement pas. S’en moquer un peu ? Why not ? Et puis, ils sont au fond touchants, ces écrivains, roués à des degrés divers, qui se réunissent autour d’une bonne table, se crêpent parfois le chignon à propos d’un livre qu’ils n’ont pas toujours lu. Les commensaux qui s’enflamment rapidement ou s’insurgent trop violemment risquent de mal digérer, toutes choses qui ne sont pas recommandées aux gens de leur âge.

 

On lit ces faits et gestes d’auteurs, souvent oubliés ou parfaitement oubliables parfois, en se disant que, même si la littérature, c’est autre chose que cette course à l’éventuel best-seller, autre chose que le copinage ou le trafic d’influences, on a un peu satisfait sa curiosité.

 

Collaborateur