Le Salon du livre de Rimouski mise sur les essais

Le plus ancien salon du livre au Québec, celui de Rimouski, entamera jeudi sa 48e édition, qui se déploiera du 7 au 10 novembre. Dans la foulée prise l’an dernier, le Salon entend cette année encore mettre un accent tout particulier sur les essais.

 

« Ben oui, on est le plus ancien salon du livre, rappelait le directeur général Romain Doucet en entrevue téléphonique au Devoir. On a été fondé en 1964 par les Dames Hélène de Champlain, ces conjointes de notables, très scolarisées, qui ne travaillaient pas, comme c’était la coutume à l’époque, et qui s’occupaient d’oeuvres caritatives. Elles voulaient donner alors l’idée aux parents d’emmener leurs enfants en librairie. Leurs préoccupations étaient vraiment tournées vers la jeunesse. Le premier slogan a été « Sur le chemin de la librairie » et le premier invité d’honneur, Gilles Vigneault, parce qu’il avait fréquenté l’Université de Rimouski. »

 

C’est la présence de l’université, de ses chercheurs et d’une industrie marquée par la recherche scientifique, « ce côté éducationnel » de Rimouski, indique M. Doucet, qui a donné envie au Salon, version contemporaine, de se tourner davantage vers l’essai. « En plus d’être un événement culturel et commercial, on veut que le Salon devienne un événement citoyen. Et en invitant des essayistes, qui ont réfléchi, à venir partager avec les gens d’ici, on fait avancer la pensée. » Les Bernard Émond, Jean Bédard, Gabriel Nadeau-Dubois, Simon Tremblay-Pépin, Alain Deneault et Dominique Champagne, aussi dramaturge, en seront donc. Entre autres.

 

Petit, le Salon du livre de Rimouski, qui ne peut proposer plus de 113 stands, doit, comme plusieurs autres salons régionaux, essaimer ses activités hors des murs du Centre des congrès de l’hôtel Rimouski pour répondre à la demande et à la croissance. L’université, la bibliothèque, le cégep, certains cafés et bars sont ainsi envahis. Cette année, parmi les nouveautés, un spectacle. « Ce n’est pas dans nos habitudes. Samedi, la conteuse Renée Robitaille donnera Le chant des os. On a aussi multiplié les scènes à l’intérieur du Salon : on en avait deux, on est passé à six, ce qui permet d’offrir plus d’activités. »

 

Autre particularité : une première conférence en anglais, de l’auteur Deni Y. Béchard, pour rejoindre la petite communauté anglophone de Metis Beach. Et les dix ans des éditions Mémoire d’encrier seront fêtés en grand.

 

Le vendredi après-midi demeure consacré aux aînés et retraités, les samedi et dimanche avant-midi, aux plus petits des lecteurs.