L'UNEQ demande à Québec de limiter les rabais accordés sur les nouveaux livres

L'UNEQ s'inquiète ainsi de voir le nombre de librairies diminuer et dit anticiper les conséquences que pourrait avoir la fermeture d'autres librairies indépendantes sur l'accès au livre et à une variété d'œuvres littéraires.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir L'UNEQ s'inquiète ainsi de voir le nombre de librairies diminuer et dit anticiper les conséquences que pourrait avoir la fermeture d'autres librairies indépendantes sur l'accès au livre et à une variété d'œuvres littéraires.
Dans son mémoire présenté quatre jours avant le début des travaux de la Commission de la culture et de l'éducation sur la question, l'association affirme qu'il est nécessaire d'encadrer le prix des ouvrages afin de préserver la diversité de l'offre littéraire.

La présidente de l'UNEQ, Danièle Simpson, a indiqué par voie de communiqué qu'une telle politique de réglementation «s'impose de façon urgente» afin d'assurer la survie du réseau de libraires au Québec. Mme Simpson a ajouté que ce réseau est grevé par un recul des ventes.

L'UNEQ s'inquiète ainsi de voir le nombre de librairies diminuer et dit anticiper les conséquences que pourrait avoir la fermeture d'autres librairies indépendantes sur l'accès au livre et à une variété d'œuvres littéraires.

Reprenant les arguments financiers des membres de la Table de concertation du livre, l'UNEQ suggère que la limitation à 10 % des rabais sur les nouveaux livres prenne fin neuf mois après la parution des ouvrages.

Cette restriction serait également appliquée aux livres numériques, afin de contribuer à soutenir le marché du livre, plaide l'UNEQ, qui rappelle que plus de 6500 nouveautés ont été publiées au Québec en 2011.

Au dire de l'association, la preuve a été faite en France qu'une telle réglementation a un «effet structurant» sur le réseau des librairies indépendantes sans nuire pour autant aux ventes par d'autres canaux, et sans entraîner une hausse du prix des livres.



 

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