Un autre nouveau joueur dans l’édition québécoise

Créée en mars 2013 dans la foulée du rachat des 400Coups, la maison d’édition Somme toute a dévoilé jeudi les premiers titres de son catalogue. L’artiste pluridisciplinaire Sylvie Laliberté, le dramaturge Dominic Champagne, le cinéaste Jean-Marc Vallée, la chanteuse Ariane Moffatt et le chroniqueur du Devoir David Desjardins sont au nombre des auteurs dont on pourra lire les écrits dès la rentrée littéraire automnale.

 

« On trouvait intéressant de fournir une tribune à des gens qui s’expriment habituellement ailleurs, à travers d’autres types de média », explique à ce sujet Marie Lamarre, adjointe à l’édition chez Somme toute. Dévolue à des ouvrages à connotations sociétales, historiques et culturelles, la nouvelle maison d’édition publiera ainsi le récit Quand j’étais italienne (Sylvie Laliberté), la compilation de trois courtes pièces Tout ça m’assassine (Dominique Champagne, Pierre Lefebvre, Patrice Desbiens), une nouvelle édition de poche du scénario du film C.R.A.Z.Y. (Jean-Marc Vallée, François Boulay), l’essai photographique I(ma)ges et réflexions (textes d’Ariane Moffatt, photos de SPG et LePigeon) et, enfin, la collection Écrits chroniques (du collègue David Desjardins).

 

« Déjà, on pense à 2014. Le plus important est un ouvrage consacré aux réalisatrices québécoises. De grands entretiens ont été réalisés avec elles. C’est ce type de projets qui nous allume, Renaud Plante [éditeur] et moi […] On entend privilégier la mémoire québécoise, mais on va demeurer ouverts à l’exploration à l’extérieur de cette niche-là. »

 

Marie Lamarre rappelle en outre que Somme toute est propriétaire de la collection Mécanique générale, qui publie exclusivement des bédéistes québécois comme Jimmy Beaulieu et Philippe Girard.

 

Quant aux mutations profondes que vit présentement le domaine de l’édition, Somme toute entend bien prendre le train en marche. « On va se mettre à l’ère du marché numérique, c’est certain, confirme Marie Lamarre. Par contre, on a particulièrement soigné nos maquettes et on va continuer. Je crois qu’il y a encore des lecteurs qui désirent se procurer de beaux livres. Quant au contenu, je crois qu’on est couverts de ce côté-là ! »