Tempête dans un verre de lait

Les vaches, rappelle l’essayiste végétalienne Élise Desaulniers, sont des êtres sensibles, capables d’affection.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Les vaches, rappelle l’essayiste végétalienne Élise Desaulniers, sont des êtres sensibles, capables d’affection.

À la faveur d’une montée en popularité du végétalisme, la consommation humaine de lait de vache se retrouve sur la sellette depuis quelques années. On l’accuse, en certains milieux, d’être toxique pour la santé et de contribuer à la souffrance animale. Les partisans du véganisme, ce « mode de vie qui cherche à exclure, autant que possible, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but », sont les chefs de file de cette nouvelle croisade éthico-alimentaire.


L’essayiste Élise Desaulniers s’inscrit dans ce courant en affirmant que « lutter contre le carnisme devrait être vu comme une tâche aussi importante que lutter contre le racisme ou le sexisme ». Déjà auteure de Je mange avec ma tête (Stanké, 2011), un premier essai sur ces questions, elle publie cette année Vache à lait. Dix mythes de l’industrie laitière, un essai plus spécifiquement consacré à la face sombre de la célèbre boisson blanche. Sa charge contre le lait, puisqu’il s’agit bien d’une attaque, même si elle est formulée sans agressivité, se résume à trois thèses principales : la consommation de lait de vache est non nécessaire, voire toxique, pour la santé humaine, elle est nuisible à l’environnement et elle est non éthique puisqu’elle entraîne la souffrance animale.


Une vive controverse


La thèse selon laquelle le lait de vache pourrait nuire à la santé humaine est la plus faible de cet essai. Elle est actuellement l’objet d’une vive controverse. Dans son récent Échec au cancer. Guide des aliments protecteurs (PUL, 2013), la spécialiste en nutrition Lyse Genest la conteste avec force. Si elle reconnaît que le lait et la prostate ne font pas nécessairement bon ménage (une grande consommation de produits laitiers pourrait augmenter les risques de contracter un cancer de la prostate), Genest présente tout de même le lait comme « un aliment parfait » et comme « l’aliment le plus complet ». Elle fait même du lait et des produits laitiers « le principal groupe d’un régime alimentaire équilibré », notamment pour ce qui est de l’apport en calcium.


Desaulniers n’est pas d’accord. Elle rappelle, d’abord, que les humains n’ont pas toujours bu du lait de vache, que notre goût pour ce lait est plus culturel que naturel et que 75 % des humains n’en boivent pas (un chiffre contesté). Même si elle remet en question le lien entre la consommation de lait et la santé osseuse, elle reconnaît que nous avons besoin de calcium et de vitamine D, mais elle ajoute tout de suite qu’on peut trouver ces éléments ailleurs que dans le lait, en évitant les substances toxiques présentes dans ce dernier (hormones naturelles produites par les grossesses forcées des vaches, allergènes, gras saturés, pesticides et même une sorte de morphine). Le lait, suggère Desaulniers, serait lié à l’acné et à divers cancers.


Toxique, le lait?


Ce point de vue s’appuie sur certaines études scientifiques, mais semble surtout déterminé par l’idéologie véganiste. Dans les milieux scientifiques non ouvertement militants, il est réfuté. Dans leur récent ouvrage Les carottes rendent-elles aimables ? (Le livre de poche, 2013), les nutritionnistes français Anne-Marie Adine et Jean-Paul Blanc affirment que le lien établi entre le lait et certains cancers est « une idée fausse véhiculée par quelques gourous pseudo-scientifiques, voire dangereuse, et particulièrement importante à battre en brèche. […] On ne peut en aucun cas mettre en accusation le lait et les produits laitiers en termes de risque de cancer. »


Le médecin et biochimiste français Jean-Marie Bourre, auteur de Le lait. Vrais et faux dangers (Odile Jacob, 2010), réduit le discours sur les dangers du lait à des « affabulations » et affirme qu’« il est beaucoup plus dangereux pour la santé de supprimer les produits laitiers que d’en consommer ». Mentionnons au passage que, dans les milieux véganistes, Bourre passe pour un antéchrist et est accusé de tous les torts. Desaulniers, au sujet de l’autorité des spécialistes, note qu’il est sain d’entretenir un doute quant aux études (et aux guides alimentaires nationaux) qui vantent les vertus du lait, étant donné que leurs auteurs, c’est un fait, sont souvent financés par l’industrie laitière. On peut au moins conclure, pour le moment, que si les vertus du lait pour la santé humaine sont avérées, la preuve de sa toxicité reste à faire.


Les autres thèses avancées par Desaulniers pour nous convaincre d’abandonner notre consommation de lait sont-elles plus probantes ? La démonstration du caractère non écologique des produits laitiers est intéressante. Le fromage, suggère l’essayiste, aurait un bilan carbone plus lourd que le porc et le poulet et ne serait devancé, dans cette course aux productions polluantes, que par l’agneau et le boeuf, bio ou pas. Ainsi, il serait plus écolo d’être végétalien un jour par semaine que locavore (manger des aliments produits localement) sept jours sur sept. « On aurait donc tort de penser que remplacer le boeuf ou la volaille par du fromage est un geste écolo », écrit Desaulniers.

 

Éthique animale


Il reste que le grand enjeu de tout ce débat est celui qui concerne la souffrance animale. Les vaches, rappelle l’essayiste végétalienne, sont des êtres sensibles, capables d’affection, ce que souligne aussi une campagne de publicité dans le métro de Montréal. Or, dans l’état actuel de l’industrie, elles sont maltraitées : on les enferme alors qu’elles préfèrent aller dehors, on leur arrache leurs petits à la naissance, on les contraint à une productivité démentielle, on les fait souffrir dans les encans et les abattoirs. A-t-on, moralement, le droit de faire ça ?


Trois écoles s’opposent sur ce sujet. Il y a d’abord des mangeurs de viande indifférents, qui s’en foutent. Ils sont le déshonneur du genre humain. Il y a ensuite les humanistes, péjorativement qualifiés de « spécistes » par les militants les plus radicaux de la cause animale, qui distinguent l’homme de l’animal, considèrent que le premier a des droits que n’a pas le second, mais que ces droits s’accompagnent de devoirs. Ces humanistes réclament le droit moral de consommer des produits d’origine animale, mais luttent pour un traitement plus humain des animaux qui les nourrissent, c’est-à-dire contre les méthodes barbares de l’industrie. Il y a, enfin, les véganistes, ou antispécistes, qui prônent la libération animale, c’est-à-dire le végétalisme ou le refus de toute instrumentalisation des animaux.


Élise Desaulniers appartient à ce dernier camp, alors que je me retrouve plutôt dans le deuxième. Même si son essai, clair et honnête, ne me convainc pas de changer d’équipe, je reconnais que ses considérations sur l’éthique animale ébranlent l’humaniste, ami de « nos frères inférieurs » (Michelet), que j’essaie d’être.


 

Collaborateur

35 commentaires
  • François Doyon - Inscrit 15 juin 2013 09 h 39

    Une imposture intellectuelle

    Merci M. Cornelier pour votre texte. Cet ouvrage relève selon moi de l'imposture intellectuelle, car comme vous l'écrivez, bien qu'il « s’appuie sur certaines études scientifiques, mais semble surtout déterminé par l’idéologie véganiste ». L'auteure n'est pas une spécialiste de la nutrition ou des sciences de la santé, mais bien une idéologue militante. Une plus grande honnêteté intellectuelle serait de mise, malgré la beauté de l’idéal des défenseurs des droits des animaux.

    • Christiane Bailey - Inscrit 15 juin 2013 14 h 05

      Il n'y a aucune raison de craindre "l'idéologie végane", ni de dépenser autant d'énergie à la démoniser: c'est une idéologie non violente qui applique d'une manière cohérente le principe largement admis selon lequel on ne doit pas faire souffrir les animaux sans nécessité.

      Ce qui est dangereux, ce sont les réactionnaires comme Mr. Doyon qui défendent la domination humaine sur les autres animaux sans avancer aucun autre argument que des appels à la peur et des attaques contre la personne (en particulier contre la personne de Mme Desaulniers qu'il se fait un honneur de calomnier sur toutes les tribunes).

    • Michèle - Inscrite 15 juin 2013 19 h 05

      J'ai l'impression que M. Doyon ne saisit pas la différence entre l'essai et l'ouvrage de référence. Le livre d'Élise Desaulniers est un essai. Voici ce que Wikipedia (je sais, c'est poche, mais côté "rigueur intellectuelle", ils sont durs à battre) dit dès le début de son article concernant l'essai:

      "En littérature, un essai est une œuvre de réflexion explorant un sujet donné, selon le point de vue de l’auteur. Contrairement à l’étude, l’essai peut être polémique ou partisan."

    • Gérard Côté - Inscrit 15 juin 2013 20 h 13

      M. Doyon, vous avez raison. Un exemple: le nombre d'humains ne supportant pas la consommation du lait serait de 75% selon Élise Desaulniers? Alors calculons un peu. A la population de mondiale de 7 milliards soustrayons la Chine 1,3 milliards, la moitié de l'Afrique 0 0'5 millards. Il reste tout de même 5,2 milliards soit près de 75% des humains consomment des produits laitiers. Exactement l'inverse de ce qu'affirme Élise Desaulniers... Les Européens, les Africains du nord, de l'ouest, les Américains, les Canadiens, les Indiens(Inde), les Tibétains, les Mongols, les Turques, les Peuls boivent du lait ou mangent du fromage ou du yaourt depuis au moins 5 000 ans.

    • François Doyon - Inscrit 16 juin 2013 09 h 22

      Il existe un lobby du lait de vache. Mais il existe aussi un lobby du lait de soya. Il faut aussi savoir que le remplacement du lait de vache par le lait de soya est un sujet de controverse dans la communauté scientifique.

      Je pense que j'ai le droit de soulever ses réserves sans être un calomniateur réactionaire qui prône la domination humaine.

    • Vincent Duhamel - Inscrit 16 juin 2013 10 h 12

      Pour M. Gérard Côté:

      "L’intolérance au lactose est l’incapacité à digérer le lactose (sucre de lait) à cause de l’absence ou de la quantité insuffisante d’enzymes digestives, la lactase. On estime que dans le monde 75 % des adultes présentent une baisse de l'activité lactasique. [...] L'intolérance au lactose après le sevrage est le fonctionnement originel de l'organisme humain, c'est un caractère ancestral. Elle concerne la majorité de la population humaine et s’acquiert très tôt dans l’enfance. Cependant des mutations génétiques ont eu lieu il y a à peu près 10 000 ans et se sont propagées favorablement dans certaines régions où la consommation de lait s'est répandue (le Caucase et une région d'Afrique). À titre d'illustration, 90 % des Européens du nord possèdent aujourd'hui la mutation génétique qui les rend tolérants au lactose. L'étude de squelettes nord-européens vieux de près de 6 000 ans a montré que cette mutation était absente." http://fr.wikipedia.org/wiki/Intol%C3%A9ra


      Pour François Doyon : c'est vrai que les producteurs de soya sont puissants. Cependant, leur intérêt financier n'est pas de soutenir les végétariens, mais d'augmenter la consommation de viande. 98% du soya cultivé aux USA sert à nourrir le bétail.
      http://en.wikipedia.org/wiki/Soybean

  • François Dugal - Inscrit 15 juin 2013 11 h 01

    Le lait

    J'aime le lait et j'en bois régulièrement.
    Ce n'est pas un «gourou» le l'alimentation qui va dicter ce que je mets dans mon assiette (et dans mon verre).
    Je mange varié et je fais de l'exercice à chaque jour. Mes papilles gustatives sont contentes; voilà ce qui est important.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 15 juin 2013 16 h 33

      "J'AIME le lait et J'EN bois régulièrement. JE mange varié et JE fais de l'exercice à tous les jours. MES papilles gustatives sont contentes."

      On parle d'une question éthique ici. Il n'y a pas que vous à considérer. La production du lait implique de faire souffrir des animaux et implique aussi énormément de pollution, alors que l'être humain peut très bien s'en passer tout en restant en bonne santé.

      Au fait, où voyez-vous la mention d'un gourou ?

    • François Dugal - Inscrit 17 juin 2013 07 h 53

      Madame Collin,
      On ne parle d'éthique ici, mais de goût.
      Au Canada, la vente du lait est légale.
      Je considère que d'en boire modérémant est bon pour la santé.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 17 juin 2013 13 h 32

      Monsieur Dugal,
      relisez l'article et vous verrez qu'il est clairement question d'éthique. On parle de la souffrance infligée à des animaux et de l'impact majeur sur l'environnement. Si ce ne sont pas des questions éthiques, je me demande bien ce que ça vous prend.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 17 juin 2013 13 h 40

      Au fait, vous dite que la vente de lait est légale au Canada, est-ce que c'est censé prouver que la consommation de lait ne soulève aucune question éthique ? Parce que si oui, j'aimerais amener à votre attention que mentir à ses parents ou à ses amis n'est pas illégal. Crier des noms à quelqu'un non plus. Tromper son conjoint ou sa conjointe n'est pas illégal. On pourrait continuer la liste. Ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas illégal que ça ne soulève pas de questions éthiques.

    • François Dugal - Inscrit 17 juin 2013 17 h 15

      Madame Collin,
      Quand vous croquez votre croquante (et délicieuse) carotte, pensez-vous à la main criminelle qui l'a extirpée cruellement de sa chère terre nourricière?
      Quant à crier des noms, c'est illégal quand vous en criez à un policier: bonjour la belle contravention!

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 18 juin 2013 01 h 17

      Monsieur Dugal,
      les carottes souffrent-elles ? Ont-elles un système nerveux ? Y a-t-il le moindre indice qu'elles aient une conscience ? Montrez-moi que oui, et j'arrêterai d'en manger. Mais pour autant que je sache, les plantes n'ont ni système nerveux, ni conscience.

      Maintenant quant à savoir si les vaches ont un système nerveux, si elles souffrent qu'on leur enlève leur petit, et si leur veau souffre d'être enlevé à sa maman, puis d'être élevé en captivité, il suffit de s'ouvrir les yeux pour se rendre compte que oui : les vaches et les veaux peuvent souffrir, et la production de lait et de boeuf les font souffrir, alors qu'on n'a aucunement besoin ni de l'un ni de l'autre pour être en bonne santé.

      Votre dernière remarque quand au fait de crier des noms ne fait que confirmer votre mauvaise foi dans cette discussion.

    • François Dugal - Inscrit 18 juin 2013 08 h 20

      Madame Collin,
      Considérez-vous les fermiers qui ont une ferme laitière comme des sadiques?
      Vous affirmez que «crier des noms» n'est pas illégal? Désolé de vous contredire encore une autre fois, mais le code criminel appelle cette action le «libel diffamatoire».
      Ceci dit, je ne suis pas de mauvaise foi, c'est juste que je m'aime pas qu'un tiers me dicte ma conduite.

  • Vincent Duhamel - Inscrit 15 juin 2013 11 h 32

    Faut pas charrier avec les impostures intellectuelles.

    Des tonnes de vulgarisateurs scientifiques écrivent des livres pour exposer au grand public les idées des scientifiques parce que ceux-ci manquent souvent les habiletés de communication et de simplification nécessaire pour rejoindre le commun des mortels (Ex. Ed Yong, Karl Zimmer).

    Le principe du livre est simple :

    1) La consommation de produits laitiers n'est pas nécessaire pour l'humain. 75% des adultes dans le monde sont intolérants au lactose (très fréquent chez les asiatiques et les africains). http://bit.ly/x0u6Cf

    2) La consommation de produits laitiers est dommageable pour l'environnement. Surtout le fromage. L'emprunte carbone d'un kilo de fromage est 14 fois plus grande que celle d'un kilo de lentilles. http://bit.ly/qXxed1

    3) La consommation de produits laitiers est le produit de l'exploitation et de la souffrance des bêtes. Les vaches laitières sont inséminées artificiellement, séparées de leur veau dès la naissance et ne vivent en moyenne que 5 ans avant d'être envoyées à l'abattoir. Elles peuvent vivre 20 ans. Si leur veau est un mâle, il sera lui-même envoyé à l'abattoir quelques mois après sa naissance.
    http://bit.ly/2jNmGB

    • Vincent Duhamel - Inscrit 17 juin 2013 10 h 16

      Vous parlez de goût.

      Nous on parle d'éthique.

      "C'est vrai que cette chemise a été confectionnée dans un "sweatshop" au Bangladesh, mais elle est de mon goût. C'est la seule chose qui compte".

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 17 juin 2013 13 h 41

      Bonne remarque, Monsieur Duhamel, mais se pourrait-il que vous ayez plutôt voulu la faire sour le commentaire de Monsieur Dugal, un peu plus haut ?

    • François Dugal - Inscrit 17 juin 2013 20 h 01

      Monsieur Duhamel,
      Y a-t-il une marque de chemise qui est fabriquée de façon éthique?
      J'ai fait plusieurs magasins l'autre jours pour essayer en trouver une. Ce qu'il y avait dans les échoppes venait des pays suivants:
      Bengladesh, bien sûr, mais aussi
      Chine
      Taïwan
      Vietnam
      Ecuador
      Mexico
      des marques les plus populaires aux plus exclusives.
      Conseillez-moi sur quoi acheter, j'attends vos suggestions.

    • Simon Chamberland - Inscrit 18 juin 2013 11 h 03

      Mais l'auteur n'a pas de formation scientifique, alors tout ce qu'elle écrit doit être pris avec un grain de sel, même ce qui est supposé être référencé, car elle n'a pas la formation requise pour analyser les études qu'elle cite.

    • Vincent Duhamel - Inscrit 18 juin 2013 14 h 21

      Monsieur Dugal,

      C'est vrai qu'il est difficile de s'habiller sans exploiter et faire souffrir les travailleurs.

      Ce point ne vous aide en rien, cependant, puisqu'il est très facile de s'alimenter sans exploiter et faire souffrir les animaux. Suffit de ne pas en consommer.

  • Christiane Bailey - Inscrit 15 juin 2013 13 h 09

    Un ouvrage nécessaire et important

    Mr. Cornellier le dit très bien : les gens indifférents au sort des animaux sont « le déshonneur du genre humain ». Nous avons des devoirs directs envers les autres animaux, en premier lieu celui de ne pas leur infliger des souffrances sans nécessité.

    Or, l’excellent ouvrage de Mme Desaulniers remet en question l’idée reçue – et publicisée à coups de campagne de millions de dollars – selon laquelle le lait est un « aliment parfait » nécessaire à la santé humaine. Elle n’affirme pas que les produits laitiers sont toxiques, mais qu’ils ne sont pas aussi miraculeux et nécessaires qu’on voudrait nous le faire croire (il y a des bonnes sources végétales de calcium).

    Il est grand temps qu’on ouvre les yeux sur les torts que cause l’exploitation des animaux à l’environnement et aux pauvres bêtes qui en sont les victimes directes.

    Mr. Cornellier a tort de penser qu’il est possible de concilier un respect des animaux avec le fait de les enfermer toute leur vie, de les engrosser artificiellement pour les forcer à donner naissance à des bébés qu’on leur enlève à la naissance pour les engraisser pour la viande de veau. Les vaches peuvent vivre jusqu’à 25 ans, mais elles sont envoyées à l’abattoir vers l’âge de 5 ans, dès que leur production diminue dans des conditions de transports qui n’ont rien de respectueuses.

    Manger des produits laitiers contribue directement à cette souffrance animale et à la détérioration de l’environnement sans que nous puissions nous cacher derrière l'argument de la nécessité, comme le montre très bien "Vache à Lait".

    J'espère que les gens auront l'ouverture d'esprit de lire cet ouvrage courageux, d'une honnêteté intellectuelle sans faille et fort agréable à lire.

    • François Doyon - Inscrit 15 juin 2013 16 h 02

      Le texte de Cornelier montre bien que l'ouvrage n'est pas d'une honnêteté intellectuelle sans faille. Lorsqu'il ya une question contoversée, il faut présenter les deux points de vue de la façon lap lus charitable que possible. Rappeler ça à l'auteure, ce n'est pas la calomnier, mais l'inviter à s'améliorer.

  • Sylvain Auclair - Abonné 15 juin 2013 15 h 40

    Un point à préciser

    Il n'y a pas de vitamine D dans le lait, pas plus qu'il n'y a d'iode dans le sel. Ces produits sont rajoutés par loi, pour prévenir certaines maladies.

    • Christiane Bailey - Inscrit 15 juin 2013 16 h 35

      Effectivement. En plus, contrairement au lait, le fromage ne contient pas de vitamine D ajoutée.