Poésie - Mario Brassard remporte le prix Émile-Nelligan

Le jury du prix Émile-Nelligan a choisi à l’unanimité le recueil du poète Mario Brassard, Le livre clairière, comme lauréat de l’année 2012.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le jury du prix Émile-Nelligan a choisi à l’unanimité le recueil du poète Mario Brassard, Le livre clairière, comme lauréat de l’année 2012.

Le jury du prix Émile-Nelligan a choisi à l’unanimité le recueil du poète Mario Brassard, Le livre clairière (Herbes rouges) comme lauréat de l’année 2012. Lors d’une cérémonie tenue à la Grande Bibliothèque, Michel Dallaire, le président de la Fondation Émile-Nelligan, a remis à Mario Brassard une bourse de 7500 $ de même qu’une médaille à l’effigie de l’auteur du Vaisseau d’or.

Le livre clairière évoque la maladie de l’être aimé et puise dans l’angoisse, la souffrance et l’obédience qui en découlent. Extrait : « Ici, l’araignée du soir n’a pas cours. Tu te replies en une question d’un mètre soixante-treize, le verbe siamois. Je m’allonge à tes côtés. Tête-bêche, je vois une forêt patiemment dispersée de cercueil en cercueil, une diseuse de bonne aventure soufflant sur un château de cartes. Aveugle-moi. »


Monique Deland, qui présidait le jury, a vanté la prose du lauréat qui « joue en virtuose des temps de verbe rares et disparates ». Plus loin, elle a salué une « inventivité puissante ».


Mario Brassard a publié deux autres recueils de poésie : Choix d’apocalypses, en 2003, et La somme des vents contraires, en 2006. Il a également fait paraître deux livres jeunesse, dont le plus récent, La saison des pluies, s’est vu décerner le prix Jeunesse des libraires du Québec.


Le prix Émile-Nelligan récompense depuis 1979 les poètes émergents âgés de 35 ans et moins. Sont admissibles tous les auteurs nord-américains d’expression française. Hormis Mario Brassard, deux autres finalistes concouraient cette année : François Guerrette pour son recueil Pleurer ne sauvera pas les étoiles (Poètes de brousse), et Catherine Harton pour Francis Bacon apôtre (Poètes de brousse). Chacun repart avec une bourse de 500 $.