Le printemps des livres

Le Salon international du livre de Québec (SILQ) est aux portes de la Vieille Capitale. Du mercredi 10 au dimanche 14 avril, le Centre des congrès de Québec se muera en vaste foire littéraire présidée par l’auteur de Et si c’était vrai…, le romancier français Marc Lévy, qui publiait en février Un sentiment plus fort que la peur. Bon an, mal an, de 65 000 à 70 000 visiteurs viennent fureter dans les quelque 800 kiosques d’éditeurs. Pour cette 15e édition, on a opté pour le thème « Lire sans frontières ». On entend ainsi briser les frontières géographiques grâce à la présence de nombreux auteurs étrangers, mais également les frontières de l’âge en accordant une importance accrue à la jeunesse. À l’intérieur autant qu’à l’extérieur des murs du Salon, l’offre s’annonce riche. Des centaines d’événements - tables rondes, conférences, spectacles et d’activités connexes - sont prévus. Aperçu.

 

Mercredi: Habituellement, les deux premières journées du SILQ sont essentiellement consacrées aux écoles, d’où le spectacle des autobus jaunes déversant des flots et des flots d’enfants et d’adolescents aux portes du Centre des congrès. La journée de mercredi commence tôt, dès 9 h 15, avec une présentation de l’auteur jeunesse Martial Grisé et de l’illustratrice Maryse Pepin intitulée « Avez-vous l’âme d’un dragonnier ? », consacrée au monde médiéval, aux oeufs de dragon, etc. En attendant d’avoir l’âge de regarder Game of Thrones…


À 11 h 30, encore un peu d’histoire, réaliste celle-là, avec la conférence « La ruée vers l’or du Klondike : mythe et réalité », dans laquelle Sonia K. Laflamme revient sur la période fatidique de 1897-1899, qui vit des millions d’hommes et de femmes tout abandonner dans l’espoir de réaliser leurs rêves de richesse instantanée. À 12 h 15, Ariane Émond animera une table ronde qui promet d’être inspirante : « Les Auberges du coeur ou l’art de raccrocher les jeunes ». Au menu : témoignages d’intervenants et de jeunes qui s’en sont sortis.


À 18 h, la cérémonie d’inauguration lancera officiellement la 15e édition. Le prix Champlain fiction et érudition 2013 sera remis à 19 h. À 21 h 30, le Largo resto-club accueillera les lecteurs mélomanes pour la soirée Québec la muse : jazz et poésie, avec entre autres le trio Michel Côté.

 

Jeudi: À 10 h 45, l’auteur algonquin Michel Noël présente les Papinachois, une peuplade nomade. Comment voyageaient-ils en canot ? En quoi consistait la cueillette ? Différents accessoires viendront appuyer la démonstration. À 11 h 30, la conférencière Émilie Lussier parle de stratégies de lecture interactives. À 13 h 45 aura lieu la première présence au Salon du toujours très populaire Géronimo Stilton.


À partir de 17 h, place aux lauriers avec la remise du prix Alibis, qui récompense la meilleure nouvelle policière, et le prix Hubert-Reeves, qui salue la meilleure publication de vulgarisation scientifique. Suivra à 19 h la remise des Prix régionaux de reconnaissance J’ai la tête à lire !

 

Vendredi: Le jour 3 commence avec l’enregistrement, en direct du Salon, de l’émission de radio Médium large animée par Catherine Perrin. Parmi la foule de tables rondes, l’une posera la question suivante : « Aimer, est-ce compliqué au XXIe siècle ? », avec notamment Rose-Marie Charest et Jean-Claude Kaufmann, auteurs de l’ouvrage Oser le couple (11 h 30). Autre table ronde : « Que faisaient donc les enfants avant la télévision ? » s’interroge sur les appareils technologiques, leur utilisation et la dépendance (13 h).


À 16 h 30, place au cinéma avec la projection du documentaire Sous les bulles, de Maiana Bidegain, qui s’intéresse à l’univers de la bande des


À 19 h, Kim Thúy, Boubacar Boris Diop, Charif Majdalani et Fifi Abu Dib se demandent « Comment trouver les mots justes pour raconter ». À 21 h 30, place à Québec, la muse : soirée capitale, qui met en valeur des textes d’auteurs de Québec dont Aude, Steve Gagnon et Anne-Marie-Olivier (au Café spectacle du Palais Montcalm).

 

Samedi: À 10 h 30, l’animateur et critique Jean Fugère s’entretient avec notre collègue Gilles Archambault, un invité d’honneur du Salon international du livre de Québec, qui vient de faire paraître Le coeur est sombre (Boréal). Nous en profitons pour lever notre chapeau à ce distingué homme-orchestre, dont 2013 marque les 50 ans d’activité littéraire (son premier roman, Une suprême discrétion, est paru en 1963).


À 13 h, rencontre au sommet autour des « défis de l’anticipation » avec les auteurs Jean-Jacques Pelletier (Les visages de l’humanité), Bernard Werber (Troisième humanité) et Serge Lamothe (Les enfants lumière).


À 15 h, Normand Lester (À brûle pourpoint), Djemila Benhabib (L’alliance) et Normand Mousseau (Le défi des ressources minières) réfléchissent à voix haute lors de la table ronde « Écrire sur l’actualité : quels sont les impacts visés ? ». À 16 h, on ne voudra pas manquer Chrystine Brouillet (La chasse est ouverte), André Jacques (De pierres et de sang) et Martin Michaud (Je me souviens) alors que ceux-ci posent cette question : « Ellory, Christie, Mankell ou Simenon : à quelle famille policière appartenez-vous ? »


Enfin, à 17 h, Stanley Péan anime la table ronde « Qu’avons-nous appris, un an plus tard, sur le printemps érable ? » avec Patrick Nicol (Terre des cons), Anthony Glinoer (Le printemps québécois. Une anthologie), Laurence Aurélie Théroux Marcotte (Dictionnaire de la révolte étudiante) et Renaud Poirier St-Pierre (De l’école à la rue : dans les coulisses de la grève étudiante).

 

Dimanche: À 10 h 30, Danièle Bombardier discute avec Jean Teulé (Fleur de tonnerre), Bernard Werber et le président d’honneur du SILQ, Marc Lévy. « Qu’est-ce qui fait la spécificité de la littérature libanaise ? » Réponse de Charif Majdalani et d’Abbas Beydoun.

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