Les premiers écrits de Gilles Vigneault

Gilles Vigneault
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Gilles Vigneault

On a tendance à l’oublier, mais c’est comme poète et conteur que Gilles Vigneault a commencé à faire ses bijoux de mots, avant de chanter.

Ses premiers recueils, Étraves (1959) et les magnifiques petits Contes sur la pointe des pieds (1960) paraissent alors aux éditions de l’Arc, menées à bout de bras par le poète, aidé d’un imprimeur-syndicaliste du nom de Michel Chartrand. Ces textes, comme plusieurs autres écrits de jeunesse de celui qui deviendra chantre national, sont désormais pratiquement introuvables. Les éditions du Boréal les ressortent en quatre tomes, à partir de mai prochain : deux volumes de paroles de chansons, un de poèmes épuisés et un autre de contes.


Ce ne sera pas l’oeuvre complète, mais tout de même « à peu près exhaustive », précise fièrement le directeur général de Boréal, Pascal Assathiany : une série de quatre beaux livres proposés dans la collection « Les écrits », à tirage limité « à quelques centaines, 500 ou 600, on va voir » et numéroté. Les collectionneurs peuvent déjà réserver la série d’exemplaires par souscription, qui leur arrivera alors, offre spéciale, autographiée par l’auteur.


Les deux premiers tomes, prévus au printemps, couvriront les paroles de chansons, depuis le Jos Montferrand de 1958 jusqu’aux années 1976, y compris quelques inédits, pratiquement anachroniques, d’un album à paraître. À l’automne suivront l’ensemble des Poèmes - dont Silences (1979), Assonances (1984) et des vers récents -, et comme quatrième volume, les Contes, dont les Contes sur la pointe des pieds et La petite heure (1979). « Il ne manquera finalement que quelques haïkus qui sont parus dans Les almanachs, et des textes jugés trop de circonstances », dit M. Assathiany. L’édition est présentée comme celle des « textes définitifs et approuvés par l’auteur ».