La tête à Papineau

Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
Le placard est sans équivoque : quiconque permettra de retrouver Louis-Joseph Papineau, chef des rebelles du Bas-Canada en fuite, récoltera la rondelette somme de 4000 piastres. L’affiche ci-dessus est l’avis de recherche lancé contre l’homme politique en décembre 1837 par le gouverneur Gosford, qui l’accuse, avec ses comparses, de crime de haute trahison à cause de leurs velléités d’indépendance. Mais personne ne touchera la fameuse prime mise sur la « tête à Papineau », car celui-ci s’exile aux États-Unis et en France pendant sept ans, avant d’être réélu au Parlement du Canada-Uni en 1848.
4 commentaires
  • Jean-Guy Dagenais - Abonné 17 novembre 2012 10 h 36

    3,000 piastres

    Somme énorme, 3000 piastres pour la tête d'un homme qui n'a son équivalent chez René Lévesque. En dollar$ d'aujourd'hui c'est presqu'un million.

  • Gilles Bousquet - Abonné 17 novembre 2012 13 h 33

    Papineau n'a pas été vendu comme le Christ

    Judas, dans le langage populaire, est associé au traître. À celui qui renie, qui abandonne toute fidélité par cupidité. Pour 30 deniers, le salaire de la honte et de la vilenie, Judas a vendu le Christ. Mais tous ne partagent pas cette vision d’un personnage entré autant dans l’Histoire que dans l’imaginaire collectif

  • Claude Jean - Inscrit 17 novembre 2012 19 h 51

    La tête à Papineau

    Historique

    L'expression “La tête à Papineau” s'est développée chez les Canadiens-français au 19 e siècle. Louis-Joseph Papineau, élu député en 1808, devint rapidement chef du parti Canadien (Parti Patriote en 1828) et président de l'assemblée à Québec.

    Papineau était un orateur extraordinaire. Sa réputation d'homme très intelligent survit encore aujourd'hui dans l'expression “Ça prend pas la tête à Papineau” qui signifie : “Pas besoin d'être un génie (comme Papineau) pour comprendre cette situation.”