À l'ère du numérique - Novalis se met au service des paroisses

Anne-Laure Jeanson Collaboration spéciale

Ce texte fait partie du cahier spécial Édition - Novalis

L'édition dominicale de Prions en Église a un tirage moyen de 233 000 exemplairesLa première visite d'une église se fait aujourd'hui par le web. «Les statistiques sont claires, indique Hélène Régnier, chargée de projet de Novalis services aux paroisses (NSP). Il faut que nos églises soient dans Internet.»

L'équipe de Novalis, une filière de Bayard Presse Canada, propose depuis deux ans une nouvelle gamme de services qui correspond aux réalités paroissiales d'aujourd'hui.

L'éditeur religieux, qui publie depuis 75 ans le magazine dominical et mensuel Prions en Église, aide les paroisses à construire leur site Internet. «On fait le site avec eux et on les forme à des prix très concurrentiels depuis un an», indique Nancy Lauzon, directrice commerciale des périodiques de Bayard Canada. NSP partage une arborescence commune. Chacune peut ensuite ajouter son visuel, des couleurs et du texte.

À ce jour, quatre portails web ont été réalisés. «On a fait ceux du diocèse de Mont-Laurier et on travaille actuellement avec Rouyn-Noranda. C'est assez récent, mais ça correspond à une demande et ça se développe tranquillement», poursuit Nancy Lauzon. «Les paroisses répondent très bien au web et au numérique, déclare pour sa part Hélène Régnier. Ça mobilise les équipes sur d'autres choses que la catéchèse ou la liturgie. Pour elles, c'est un projet global de visibilité.»

Novalis développe ses services depuis deux ans. Le but est de se repositionner dans un très petit marché. Ses principaux clients sont les paroisses francophones du Canada et quelques communautés missionnaires sur le continent africain.

Le tirage de Prions en Église diminue depuis plusieurs années d'environ 3,5 % par an. «C'est certain qu'il y a de moins en moins de gens qui vont à l'église. Plusieurs paroisses doivent fusionner ou même fermer leurs portes», note Nancy Lauzon.

Sur le terrain

La question des ressources matérielles est importante pour les paroisses. Celles-ci veulent des produits qui correspondent à la réalité d'aujourd'hui. «Pour nous, c'est de plus en plus difficile de publier, dit Hélène Régnier. Le marché est très petit. Si on veut sortir un produit pour être vendu à 500 exemplaires, ça ne vaut pas la peine.» Le numérique peut alors être une solution pour éditer à moindre coût.

En plus de Prions en Église, destiné à accompagner la messe, Novalis offre aux paroisses des livres de liturgie et de catéchèse. Deux fois par an, la maison d'édition élabore des guides de sélection thématiques avec une description de chacun de ses produits.

Au total, cinq feuillets permettent de classer les parutions: «Formation à la vie chrétienne et préparations au sacrement»; «Les temps forts de la vie»; «Priez en église - la liturgie»; «Catéchèse des adultes, catéchuménat et formation des catéchètes»; et «Petite bibliothèque paroissiale idéale». «Dans cette dernière sélection, on offre une série de livres qu'on juge intéressants pour des enseignements de base», explique Mme Régnier. Les paroisses peuvent aussi avoir recours au service Allô Paroisses pour communiquer avec Novalis.

Sondage

Pour Mme Régnier, il importe d'être proche des besoins des gens. «Je me déplace, je vais dans les paroisses, dans les diocèses. Je fais le topo de l'offre de services, qui se traduit par des livres et de la formation.» Souvent, un auteur l'accompagne.

Une fois par an, en mars, NSP organise aussi une semaine de formation continue. En partenariat avec des diocèses, cette semaine se donne à Montréal, Québec, Rimouski, Chicoutimi, Sherbrooke et Nicolet. Les thèmes sont choisis avec les diocèses participants. L'année dernière, elle a rejoint 800 personnes. NSP dispense également des formations sur demande.

Enfin, des gens qui veulent se marier, mais qui n'habitent pas dans la même ville ou dont les horaires ne correspondent pas, ont la possibilité de faire leur cours de préparation au mariage par correspondance.

En janvier dernier, l'éditeur a mené un vaste sondage auprès des responsables de paroisse, des responsables de la musique dans les églises, des marguillers et des paroissiens afin d'améliorer Prions en église. «Les gens ne voulaient pas de changement, sauf au niveau de la lisibilité. Parfois, dans les Églises, ce n'est pas très bien éclairé, les gens ont de la difficulté à lire et ils sont nombreux à apprécier l'édition mensuelle du Prions en gros caractères», remarque Mme Lauzon.

À la suite d'un second questionnaire, 97 % des répondants se sont prononcés pour une édition dominicale de Prions en Église en gros caractères, nonobstant une légère hausse des tarifs. Les premiers numéros en gros caractères vont être envoyés à la mi-novembre dans les paroisses pour que les prêtres aient le temps de préparer leurs messes.

Le 15 janvier 2012, les paroissiens auront leur première édition dominicale grand format entre les mains.

L'édition dominicale de Prions en Église est distribuée dans 1950 paroisses et une cinquantaine de maisons de retraite, de communautés religieuses et de couvents. Son tirage moyen est de 233 000 exemplaires. L'édition mensuelle envoyée chez les particuliers est diffusée à 91 500 exemplaires.

Le deuxième magazine destiné aux paroisses, Vie liturgique, s'adresse aux gens qui font la préparation aux célébrations. Il rejoint 3500 abonnés et paraît tous les deux mois. «On regarde aussi comment on peut l'améliorer. On fait des études avec de petits groupes témoins», déclare Mme Lauzon. Les principaux actionnaires de Bayard Presse Canada sont les frères assomptionnistes du Canada.

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Collaboratrice du Devoir

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