Prix du Gouverneur général - Un autre prix pour Perrine Leblanc

La jeune auteure Perrine Leblanc signe un texte dans ce Devoir des écrivains.<br />
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir La jeune auteure Perrine Leblanc signe un texte dans ce Devoir des écrivains.

Après avoir reçu le Grand Prix du livre de Montréal en 2010, Perrine Leblanc remporte le Prix du Gouverneur général (GG) pour son tout premier roman, L'homme blanc. Ce récit d'un enfant du goulag qui devient clown pour le plus grand cirque de Moscou témoigne de toutes les nuances de la blancheur. Les éditions Le Quartanier remportent ainsi leur premier prix du GG.

«Ça vient clore une année folle», s'exclame l'auteure, avec bonheur, depuis Toronto où a eu lieu l'annonce des lauréats des 75es Prix du GG. Son roman vient de paraître en France chez Gallimard sous le titre Kolya.

Quant aux autres lauréats de langue française, Louise Dupré est honorée pour Plus haut que les flammes (Noroît), un questionnement poétique sur la douleur humaine, tandis que le prix dans la catégorie théâtre revient à Normand Chaurette pour Ce qui meurt en dernier (Lémeac/Actes Sud), portrait d'une femme qui se débat avec son désir de plaire.

Du côté de la littérature jeunesse, Martin Fournier est lauréat dans la catégorie texte avec Les aventures de Radisson -1 L'enfer ne brûle pas (Septentrion), et Caroline Merola l'emporte avec Lili et les poilus (Dominique et compagnie) dans la catégorie illustrations.

Maryse Warda se voit récompensée pour sa traduction de The Toxic Bus Incident de Greg Arthur, paru en français sous le titre Toxique ou l'incident dans l'autobus (Dramaturges éditeurs).

Le philosophe Georges Leroux, quant à lui, est doublement à l'honneur. Ce collaborateur du Devoir complète la liste des lauréats de langue française avec son ouvrage Wanderer: essai sur le Voyage d'hiver de Franz Schubert (Nota Bene) et voit son brillant essai Partita for Glenn Gould (McGill-Queen's University Press) salué par la bande, à travers la traduction de Donald Winkler, lauréat du côté anglophone dans la catégorie traduction.

«Je suis fou de joie», a confié au Devoir Georges Leroux. Il était reparti bredouille en 2008, avec Partita pour Glenn Gould. «Les gens me demandent comment j'ai pu écrire sur deux artistes qui se détestaient. Mais il y a du romantisme chez Gould.»

Terminons en soulignant que Patrick deWitt est le lauréat anglophone pour son roman The Sisters Brothers (House of Anansi Press) et Charles Forman, pour son essai Mordecai: The Life & Times (Alfred A. Knopf Canada).