CIBL, comme du miel

Gros automne pour une grande radio. Dans quelques jours, début novembre, la station CIBL va quitter le quartier Hochelaga-Maisonneuve pour commencer la diffusion à partir de ses nouveaux locaux du centre-ville, en plein cœur du carrefour des «Mains», à l'intersection Saint-Laurent et Sainte-Catherine. Parmi les célébrations entourant cet événement , il y a ce livre pour ainsi dire autobiographique. L'ouvrage ne propose pas une histoire traditionnelle de la chaîne. Il y arrive plutôt par le détour des souvenirs de ceux qui l'ont faite ou qui en ont profité, des dizaines et des dizaines de récits, 122 bien comptés, compilés autour de thèmes forts: le bénévolat, l'information, la culture, la formation et la gestion.

Dans les «histoires initiatiques», on croise par exemple le témoignage de Jean-René Dufort, devenu pilier de Radio-Canada, qui a fait ses classes comme tant d'autres boulevard Pie-IX en 1995. «Mon histoire avec CIBL découle d'un trip de radio avec un ami, raconte-t-il. J'avais fini l'université. Je travaillais dans un laboratoire, mais cela ne m'intéressait pas, j'étais un peu perdu. Mon ami Pascal Forget et moi, on avait du plaisir à écrire des petits textes, des petites jokes, et on s'amusait à la radio. Le fun, c'était là qu'il était durant la semaine, ce n'était pas au travail».

Le florilège se lit comme un autoportrait d'une autre réalité de la métropole.